Butembo : Première Urgence Internationale fait un état des lieux de ses activités dans les zones de santé

Dans le cadre de ses actions qui visent à renforcer la sensibilisation des communautés sur les enjeux de nutrition et de santé dans la province du Nord-Kivu, l’Organisation non gouvernementale (ONG) Première Urgence Internationale a organisé, ce mercredi 18 mars 2026, un café de presse à l’hôtel La Charité, en ville de Butembo. 

Cette rencontre a été une belle occasion pour le docteur Egide Lale, directeur-pays de Première Urgence Internationale, de présenter les activités qui sont menées par cette organisation humanitaire. Il a fait entendre que Première Urgence Internationale contribue à améliorer l’accès aux soins pour les femmes, les enfants et les populations les plus vulnérables.

C’est dans ce contexte que nous travaillons en appui au système de santé et en collaboration avec les autorités sanitaires. Et quand je dis autorités sanitaires, je fais allusion au ministère de la Santé, à la Division provinciale de la santé et au bureau central de la zone de santé, mais aussi aux comités locaux de santé qui sont installés dans les aires de santé et aux organes communautaires. C’est quoi l’objectif ? C’est pour contribuer à améliorer l’accès aux soins pour les femmes, les enfants et les populations les plus vulnérables. Un focus particulier sur les femmes et les enfants, concrètement, notre action consiste en quoi ? D’abord, soutenir les centres de santé avec des médicaments et des équipements essentiels, parce que ça c’est un problème. S’ils n’ont pas de médicaments, ils n’ont pas d’équipements, ils ne peuvent pas prendre en charge les patients qui arrivent dans les structures de santé”, a-t-il circonscrit. 

Le directeur national de Première Urgence Internationale – RDC  est revenu sur certains défis rencontrés et qui n’ont pas permis à l’organisation de réaliser correctement ses activités dans la région. Parmi ces défis, il cite l’insécurité et l’absence d’infrastructures routières.

Le secteur humanitaire aujourd’hui rencontre beaucoup, beaucoup de difficultés. Parmi ces difficultés, il y a notamment le problème d’accès. Quand il y a insécurité, quand il n’y a pas de route, nous avons du mal à atteindre les populations qui sont dans le besoin et à apporter de l’aide humanitaire. Si on doit acheminer des médicaments dans une zone, s’il n’y a pas de route, parce que des fois, en fait, on achemine des tonnes de médicaments, s’il n’y a pas de route, les camions ne peuvent pas arriver, le personnel ne peut pas arriver parce qu’il y a l’insécurité, parce qu’il n’y a pas de route. Mais une autre difficulté, un autre défi auquel nous faisons face aujourd’hui, c’est la réduction du financement, qui est globale, qui est mondiale et qui est peut-être plus particulier en République démocratique du Congo”, a-t-il regretté. 

Il convient de rappeler que les zones de santé de Butembo, Musienene, Beni, Oicha et Mutwanga sont parmi les zones de santé dans lesquelles l’ONG Première Urgence Internationale – RDC mène ses activités humanitaires grâce au financement de la Suède.

Ngunza Mapasa

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *