Goma : Mgr Willy Ngumbi appelle les nouveaux prêtres à fuir le « m’as-tu-vu » pour la Sainteté

Le diocèse de Goma a vibré au rythme de la ferveur spirituelle ce dimanche 22 mars 2026 à l’occasion de l’ordination sacerdotale de 9 diacres. La messe solennelle, présidée par l’ordinaire du lieu, s’est déroulée à la paroisse Notre Dame du Mont Carmel, devant une foule immense composée de centaines de fidèles, de membres du clergé et d’invités. 

Sous le patronage de Mgr Willy Ngumbi Ngengele, la célébration eucharistique a débuté dès 9 h sur l’esplanade paroissiale. L’assemblée s’est unie dans un élan de prière, d’action de grâce et d’adoration, témoignant par sa présence massive du soutien apporté aux nouveaux élus.

Dans son allocution, le prélat a d’abord salué le courage, la détermination et la persévérance des heureux du jour. Ces vertus leur ont permis d’atteindre cette étape qui, loin d’en faire des hommes extraordinaires les place désormais au service humble de l’église et de la communauté. « Le prêtre n’est pas une star », a rappelé l’évêque, son visage rayonnant d’allégresse. « C’est un porteur du message divin, un homme de prière intercédant pour son pays, ses dirigeants et les familles ».

Il a exhorté les nouveaux prêtres à cultiver la sainteté, à se détacher des richesses matérielles  par l’obéissance hiérarchique, et à se tourner prioritairement vers les plus démunis, sans distinction. Après avoir reçu le pouvoir d’accomplir leur mission apostolique aux quatre coins du diocèse, les désormais prêtres seront donc d’ici peu, envoyés dans leurs champs de mission respectifs.

Célébrée dans une zone sous contrôle du mouvement AFC-M23, cette liturgie a aussi été l’occasion pour Mgr Willy Ngumbi d’évoquer la situation socio-sécuritaire. Pour lui, l’heure n’est plus à la division, mais à la recherche de solutions pacifiques via un dialogue sincère entre le gouvernement congolais, les responsables des faits et tous les acteurs du pays.

Un processus nécessaire pour restaurer la confiance et mettre fin au calvaire des populations civiles. C’est dans une communion de cœurs, un climat de paix et de grâce que s’est achevée cette célébration historique.

Ghislain Siwako 

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