Nord-Kivu : l’évêque anglican appelle les fidèles de l’axe Butembo-Manguredjipa à la fermeté dans la foi face à l’insécurité
Les habitants de l’axe Butembo-Manguredjipa invités à prier pour et à être fermes dans leur foi, en cette période de crise multiforme occasionnée par les guerres et les conflits. L’invitation de Monseigneur Muhindo Isse Somo, évêque du diocèse anglican du Nord-Kivu.
Ce ministre de Dieu a fait cette adresse, ce dimanche 22 mars 2026, lors de son passage à la paroisse catholique Sancta Mater Dei de Njiapanda. Il est dans cette partie du territoire de Lubero pour une mission pastorale de confirmation des fidèles de son Église.
Dans sa parole au cours de la messe de ce jour en l’église catholique locale, Monseigneur Muhindo Isse Somo a encouragé la communauté chrétienne à résister, à être résiliente et à pérenniser la foi en Dieu en dépit des troubles sécuritaires qui, a-t-il consolé, ne sont que éphémères.
“J’ai saisi l’occasion de saluer aussi les fidèles de l’église catholique, parce que c’est l’église catholique qui m’a accueilli. J’ai constaté, d’abord quand je venais par la route, j’ai constaté qu’il y a beaucoup de maisons abandonnées, qui ne sont plus habitées. Ici sur place, à Njiapanda, je suis arrivé hier soir, je n’ai pas encore sillonné. Toutefois, je suis content de voir quand même une partie de la population qui est là. Je ne m’attendais pas à une telle population au niveau de cette église, de la paroisse. Je vois quand même un grand nombre de fidèles, ça m’encourage beaucoup. On est en train de me dire que toute la population qui résidait dans le milieu rural, toute la population se trouve ici à Njiapanda. C’est dire que, en tout cas, la vie est encore un peu compliquée, parce que les gens ne vont plus dans leurs champs. Ils sont tous concentrés ici à Njiapanda”, a-t-il fait remarquer.
Il convient de rappeler par ailleurs que l’agglomération de Njiapanda-Manguredjipa a récemment connu des attaques mises à l’actif des rebelles d’Allied democratic forces (ADF). Ce qui a déjà occasionné le déplacement de nombreux habitants vers des milieux supposés sécurisés.
Augustin Kasigha