Butembo : des propriétaires de kiosques au bord de la route chez le maire pour contester ou clarifier la mesure de leur délogement
Un groupe de propriétaires des kiosques situés le long des artères au centre-ville de Butembo a adressé une correspondance au maire de la ville. Les indignés veulent être fixés clairement sur la décision de l’autorité urbaine annonçant la démolition des kiosques construits anarchiquement dans les espaces publics.
Se confiant à la presse ce vendredi 27 mars 2026 à la mairie de Butembo avant le dépôt de leur lettre, ces entrepreneurs estimés à une trentaine, dont des jeunes garçons, de jeunes filles, papas et mamans, disent ne pas comprendre le soubassement de la mesure du maire. Ils affirment être en ordre vis-à-vis de l’État. C’est pourquoi ils veulent comprendre les vraies raisons de dégager de là qu’ils exercent leurs activités.
À cela, Paty Kasongo, porte-parole de ces entrepreneurs, appelle le maire de ville à organiser un dialogue qui mettra autour de la même table autorités, opérateurs économiques et représentants des couches sociales. Ces échanges permettront, selon lui, de penser les pistes de solution aux embouteillages cités comme motivation de la décision.
“Nous sommes venus déposer une correspondance à la mairie pour contester la décision des autorités qui ont dit qu’il faut que l’on démolisse les kiosques. Nous nous disons que cela a été fait sans concertation avec la population. Normalement, les autorités devraient déguerpir les commerçants en leur montrant l’endroit où ils vont se mettre. Il faut que le dialogue soit convoqué, que les autorités nous fassent une raison qui va nous convaincre”, a-t-il insisté.
Dans un communiqué rendu public le 23 mars 2026, la maire de Butembo, le commissaire supérieur principal Mowa Bakeki Telly Roger, a demandé aux propriétaires de kiosques construits sur les espaces publics de les démolir dans un délai d’une semaine.
Dès lors cette décision a suscité des réactions au sein de la communauté. D’ailleurs on apprend, par des sources non officielles, qu’une rencontre pour statuer sur cette question est prévue lundi 30 mars 2026 entre l’autorité urbaine et la synergie de mouvements citoyens et groupes de pression de la ville.
Joëlle Mwangevalwahi