Butembo : une invitation aux jeunes à s’informer sur les droits canons et civils avant de s’engager dans le mariage

 

La question du mariage aujourd’hui a intéressé les jeunes de la paroisse Saint Cyrille de l’Alexandrie de l’UCG, lors de leur recollection, le Dimanche des Rameaux. C’est la grande salle de l’ITAV qui a servi de cadre à ce partage.

Entre autres motivations spécialement pour cette paroisse, les organisateurs parlent d’un endroit où s’organisent beaucoup de mariages. L’abbé Claude Mbokani mentionne également qu’aujourd’hui, le tribunal de paix enregistre beaucoup de lamentations de jeunes qui regrettent de s’être mariés.

Mettant en considération le mariage selon le Droit civil et le Droit canonique, l’Orateur a alors expliqué que le mariage civil n’a aucun impact sur le mariage religieux, insistant sur le fait que le deuxième est indissoluble. Donc, il n’existe pas de divorce en l’Eglise Catholique.

« Il est dit que le mariage conclu et consommé ne peut être dissout par aucune puissance humaine ni par aucune cause, sauf la mort. Les fidèles catholiques ne doivent pas dire oh, divorce divorce… Ça c’est le terme du droit civil, encore que là aussi, ce n’est pas automatique. Quand vous présentez votre requête, il prend aussi le temps de vous amener à vous réconcilier pendant au moins 6 mois. Si c’est irrémédiable, là alors on peut fixer le dossier au tribunal pour voir comment aider les gens à se séparer », explique-t-il.

Une occasion pour ce juriste d’inviter les jeunes à bien penser leur décision avant de se présenter au mariage, un sacrement qui mérite un engagement solide. Puisque, selon l’abbé Claude Mbokani, il n’y a que les mariages invalides qui peuvent connaitre séparation de deux conjoints unis par un « faux mariage ».

« C’est à partir des empêchements que nous pouvons analyser les évènements avant le mariage, et constater que par exemple il y avait un problème d’âge, c’était des consanguins, ou la personne était dans un autre lien jamais dissout, ou il y a eu un vice de consentement… C’est sur base de cela que l’Eglise va constater que le mariage n’a jamais existé », argumente le juriste.

Au niveau de l’Eglise Catholique, le mariage n’a que la porte d’entrée, rappelle l’abbé Claude qui invite les jeunes à mieux s’informer sur le droit civil et le droit canon pour éviter de se piéger soi-même. La conférence terminée, les jeunes, parmi lesquels plusieurs fiancés, ont alors participé à la troisième messe à l’ITAV.

Visesa Louangel

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