RDC : l’Assemblée nationale condamne les massacres des civils à Bafwakoa 

L’Assemblée nationale condamne les massacres de civils au village de Bafwakoa, en territoire de Mambasa. Son président, qui s’est exprimé jeudi 2 avril, a qualifié ces actes d’odieux et exigé du gouvernement qu’il assure la protection des populations. De son côté, le porte-parole du gouvernement a réaffirmé la nécessité de mettre fin à ces violences, assurant que les FARDC sont à pied d’œuvre pour y parvenir.

À l’ouverture de la session parlementaire du jeudi 2 avril, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a dénoncé les tueries et les enlèvements de civils dans le territoire de Mambasa. Il a condamné ces massacres avant d’inviter les députés nationaux à observer une minute de silence en mémoire des victimes. Il a également appelé le gouvernement congolais à rétablir la sécurité et à assurer la protection des populations civiles dans cette partie du pays. 

« Vous avez certainement suivi, comme moi, le drame qui vient encore une fois d’endeuiller la République à la suite des massacres survenus dans les villages des Bafwakoa, en territoire des Mambasa. En effet, plusieurs dizaines de nos compatriotes, y compris le chef du village, ont été sauvagement massacrés par les terroristes ADF. Des maisons ont été incendiées et plusieurs personnes enlevées, dont plusieurs femmes et des enfants. Au nom de l’Assemblée nationale, nous condamnons avec force ces actes odieux et invitons le gouvernement à tout mettre en œuvre pour arrêter ces tueries et sécuriser nos compatriotes de cette partie du territoire national », a-t-il déclaré. 

De son côté, le porte-parole du gouvernement congolais a, lors d’un briefing de presse consacré à la situation sécuritaire dans l’Est, dressé un constat alarmant. Se référant notamment aux communications de l’armée en Ituri, Patrick Muyaya a insisté sur la nécessité d’une réponse ferme face à ces violences. Il a également mis en avant de renforcer les dispositifs de sécurité et d’intensifier les opérations militaires pour mettre un terme à l’activisme des ADF. 

« Les FARDC tiennent à rassurer la population que toutes les dispositions sécuritaires sont en cours de renforcement afin de protéger les populations, restaurer l’ordre et mettre hors d’état de nuire les terroristes ADF et leurs alliés. Les opérations militaires ciblées sont intensifiées dans la zone pour traquer et démanteler les réseaux terroristes. La population est appelée à la vigilance, à la collaboration avec les forces de défense et de sécurité, et doit dénoncer tout mouvement suspect pouvant contribuer à l’éradication de cette menace. Donc évidemment c’est des actes que nous condamnons et pour lesquels nous travaillons étroitement avec les gouverneurs militaires à la fois de l’Ituri et du Nord-Kivu pour que nous puissions endiguer définitivement cette menace terroriste et c’est aussi l’occasion de redire notre solidarité à toutes les populations qui sont touchées », a-t-il rassuré. 

Depuis le mois de mars, le territoire de Mambasa est devenu la cible des ADF. Plusieurs attaques y ont été signalées, faisant des morts, des disparus, des déplacés et d’importants  dégâts matériels. Des cas de demandes de rançon pour la libération des otages ont également été rapportés, renforçant le climat de peur au sein de la population. La situation sécuritaire y demeure particulièrement préoccupante.

Samy Kitha

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