Carnage à Bafwakoa : le chef de Bandaka prône une collaboration avec les services de sécurité

Le chef de la chefferie des Bandaka appelle la population au calme et à collaborer avec les forces de défense et de sécurité. Message a été lancé ce vendredi 3 avril par Christian Alimasi Tambanakumangé, chef coutumier des Bandaka, à la suite de la récente attaque contre le village Bafwakoa, chef-lieu historique de la chefferie précitée, situé à 40 km de Nia-Nia. 

L’autorité coutumière a tout d’abord présenté ses condoléances à toutes les familles éprouvées et condamné fermement le comportement des personnes qui se mettent à paniquer pour rien la population. Le chef de la chefferie rassure que toutes les dispositions sont déjà prises pour la sécurité du centre de Nia-Nia et que « les forces armées sont à la traque de l’ennemi ». Christian Alimasi Tambanakumange invite la population de différents quartiers à ne pas fuir leurs domiciles « car tout est calme pour le moment à Nia-Nia ».

D’abord, je présente mes sincères condoléances à tous, mais ce n’est pas une bonne chose de paniquer la population. Faisons confiance et restons vigilants, car la sécurité est une affaire de tous. Nous avons l’armée et le commandant, qui est d’ailleurs passé par ici pour nous rassurer que les effectifs seront augmentés. Quand c’est calme, nous savons que notre cri va vraiment atteindre la hiérarchie et cette hiérarchie saura comment intervenir”, a-t-il fait savoir. 

Par ailleurs, une foule qui tentait de s’approcher du bureau du commissariat de la Police nationale congolaise (PNC) de Nia-Nia, suite à une fausse rumeur faisant état de l’arrestation d’un leader ADF, a été dispersée par des coups de balles tirés par les éléments de l’ordre, le même vendredi. Les événements qui commençaient à dégénérer ont poussé les éléments déployés sur place à recourir aux coups de balles, entraînant la mort d’un manifestant, présenté comme l’un des principaux instigateurs de la manifestation.

Outre le cas de mort, quelques vitres du bureau de la police situé au quartier Zimamoto ont été brisées par les manifestants avant la maîtrise de la situation en début de soirée de ce vendredi 3 avril 2026. Le calme est revenu et la famille de la personne morte par balle a récupéré le corps.

Esdras Kaghoma

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