Beni : les traitements contre le VIH et la tuberculose à nouveau disponibles en zone de santé d’Oicha

Après plusieurs mois de rupture, les médicaments contre la tuberculose et le VIH/SIDA sont de nouveau disponibles dans la zone de santé d’Oicha. L’annonce a été faite lundi 6 avril 2026 par le superviseur chargé des soins curatifs. Il appelle les patients déjà testés positifs à ces maladies à se rendre dans les structures sanitaires pour se ravitailler et reprendre leur traitement.

Depuis près d’une année, la zone de santé d’Oicha faisait face à une rupture de stock de médicaments contre la tuberculose, et par moments contre le VIH/Sida.

Selon les statistiques de la zone de santé, une centaine de malades ont déjà été testés positifs à la tuberculose depuis le début de l’année 2026. Ces cas s’ajoutent à plus de 380 autres enregistrés l’année dernière, qui vont désormais être pris en charge grâce au réapprovisionnement. 

Le superviseur chargé des soins curatifs, Jeannot Sumbuka Kalivwa, se réjouit de cette dotation. Il précise que le lot réceptionné comprend également des antirétroviraux qui étaient en rupture.

  « Depuis un certain moment, on a eu une rupture de stock de médicaments contre la tuberculose. Mais depuis hier, la zone de santé a été réapprovisionnée en médicaments contre la tuberculose et le VIH. Donc  tous les malades qui sont dépistés et qui sont en attente, qui sont dans la communauté, je leur demande de passer cette semaine dans les structures où ils étaient diagnostiqués pour prendre leurs médicaments, puisqu’en fait, c’est un danger dans la communauté : quand ils sont sans médicaments, ils peuvent encore contaminer leur voisinage »,  a-t-il conscientisé. 

Face aux risques de contamination dans la communauté, le superviseur Jeannot SUMBUKA appelle les malades déjà testés positifs à ces maladies à reprendre sans délai leur traitement dans les structures où ils ont été pris en charge. Pour éviter de contaminer les autres. 

Nous encourageons donc vraiment tous les malades à se faire soigner, ainsi que toutes les personnes présentant des signes tels que la toux, la fièvre, l’amaigrissement et l’anorexie, à se rendre dans les structures pour vérifier si elles ne sont pas atteintes par la tuberculose. Quand on est déjà diagnostiqué, pour le moment, ce sont vingt centres de santé qui sont opérationnels  et  reçoivent les médicaments à ce niveau-là. Si tu es de Mbimbi, tu es de Mabasele, tu es de Pakanza, tu es, je sais pas, de Liva ou de Samboko-Mbau, la responsable de la structure doit venir prendre les médicaments pour vous et comme ça vous continuez le traitement dans votre aire de santé », a-t-il mobilisé. 

La zone de santé insiste enfin sur le respect strict du traitement afin d’éviter la propagation de ces maladies et d’assurer une guérison complète des patients.

Samy Kitha 

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