Lubero : l’ASOPAAP alerte sur les risques sanitaires liés aux étangs piscicoles à Musienene
Les étangs piscicoles de la zone de santé de Musienene continuent d’être à la base des problèmes affectant la santé humaine. C’est l’observation qu’a donnée un animateur de l’organisation Appui solidaire aux paysans, agriculteurs et artisans pour le développement (ASOPAAP). Mathias Kasereka Kaleya est intervenu lors de la conférence sur « les répercussions de la crise alimentaire sur le bien-être sanitaire, économique et social des populations riveraines des étangs piscicoles en zone de santé de Musienene ». Cette activité a été organisée, ce mardi 7 avril 2026, à l’occasion de la journée internationale de la santé.
Les activités de cette journée de la santé ont eu lieu au bureau de la SOPREDU/LIAFO situé dans l’aire de santé de Nduko, à Musimba, dans le territoire de Lubero. La société civile santé en a intéressé différentes couches de la population et les acteurs non gouvernementaux de la santé de la zone de santé de Musienene.
À tous ceux-ci, plusieurs sujets liés à la santé ont été décortiqués. Lors de la conférence sur les répercussions de la crise alimentaire sur le bien-être des populations riveraines des étangs piscicoles en zone de santé de Musienene, Mathias Kasereka Kaleya de l’ASOPAAD a montré les conséquences qui tombent sur la population. Celles-ci résultent des étangs piscicoles créés hors normes et mal entretenus.
L’aire de santé de Kyambogho est la plus problématique en ce qui du paludisme, parmi les 22 aires que constitue la zone de santé de Musienene, a expliqué l’intervenant.
“L’aire de santé de Kyambogho est dominée par des étangs piscicoles suite au non-respect des normes pour créer les étangs piscicoles. Aussi, on manque d’activités d’assainissement et d’entretien. En même temps, les poissons en question, produits par ces étangs, il paraît que ces poissons n’ont pas de suivi à partir des vétérinaires, des techniciens vétérinaires. Alors la population aussi peut consommer des poissons étant affectés. Puis ça doit créer aussi une crise sanitaire. Sur le plan économique, les populations riveraines de ces étangs-là n’ont pas d’intérêt. Il y a aussi un impact social. Si la population était propriétaire, elle pourrait constituer des coopératives et voir dans quelles mesures elle va protéger ces étangs et protéger l’air de santé. Et lutter contre la malnutrition”, a-t-il fait savoir.
Pour prévenir toute cette crise, cet acteur de l’ASOPAAD a recommandé des normes de création des étangs, leur assainissement, le soin des occupants, donc des poissons, et la vente de ces produits halieutiques au niveau local, afin que les entrepreneurs trouvent un revenu pouvant les aider à payer les soins de santé.
Patrick Kalungwana