Butembo : un moratoire de 48 heures accordé pour dégager les kiosques encombrant la voie publique

La commission chargée de faire appliquer la mesure du maire de Butembo visant à assainir la ville au travers du déguerpissement des kiosques aux abords des avenues accorde un moratoire de 48 heures aux occupants de ces locaux. Ce délai est accordé afin que ces propriétaires de kiosques les démontent volontairement et déménagent sans la police derrière eux. 

Cette latitude est livrée à ces opérateurs économiques après que la commission d’exécution de la mesure d’assainissement a effectué une descente officielle de constat de la réalité sur le terrain et de sensibilisation des intéressés à évacuer. 

La mission était constituée des députés provinciaux élus de Butembo, du chef de division urbaine, du commandant de la PNC locale, des bourgmestres de 4 communes, des chefs de services des affaires foncières, de l’urbanisme, de l’habitat, de l’aménagement du territoire et du service de l’Office des voiries et drainage et de quelques représentants des forces vives de Butembo.

À l’issue de la descente, le maire de Butembo a réaffirmé sa détermination à faire respecter sa mesure d’ouvrir la voie publique à la circulation libre et sécurisée des personnes et de leurs biens.

“Nous venons de sensibiliser, nous venons de toucher tout ce qui était touchable et nous nous sommes dits avec eux qu’ils pouvaient calmement enlever leurs kiosques, leurs marchandises sans qu’il y ait casse. C’est ainsi que nous nous sommes convenus avec eux que d’ici 48 heures, ils ont l’obligation d’enlever leurs kiosques qu’ils ont construits d’eux-mêmes sans nous avoir touchés. Nous n’avons pas été touchés, ils ne m’ont pas vu. Et ainsi, nous disons que la mesure est prise. Le samedi, nous allons redescendre sur le terrain et ceux qui n’ont pas enlevé leurs kiosques, qu’ils soient métalliques ou en bois, nous allons les évacuer de force”, a-t-il prévenu.

La société civile de Butembo se dit fière de la sensibilisation que font les services de l’État avant l’action. En reconnaissant qu’il est normal de toiletter la ville, Pasteur Mathe Saanane voudrait voir ces services faciliter les cibles de cette mesure à mieux s’installer dans leur nouvelle destination.

Nous avons constaté que certains d’entre eux étaient déjà informés qu’ils sont dans la voie publique et d’autres n’étaient pas encore informés. D’une manière générale, nous sentons qu’ils sont prêts à accompagner l’autorité dans l’opération. Néanmoins, nous pensons qu’il faudrait que ceux qui veulent dégager la voie publique soient accompagnés par le service spécialisé du maire de la ville pour se réinstaller là où ils pourront trouver une place. Je crois que c’est une bonne chose pour toileter la ville et pour donner de l’espace. La voie publique doit être aérée pour que nous puissions redorer l’image de notre ville”, a-t-il fait savoir. 

Ce sera peut-être un bon port pour l’opérationnalisation de la mesure de la Mairie qui veut mettre fin à l’occupation illégale de la voie publique par des commerçants au centre de la ville. Cette mesure a souvent souffert d’un manque de suivi de la part des services compétents de la mairie. Cependant, certains commerçants visés continuent à qualifier cette mesure d’inappropriée et de défavorisante. 

Patrick Kalungwana

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