Butembo-Beni : Mgr Sikuli met en garde contre les faux prophètes 

L’évêque de Butembo-Beni met en garde contre les faux bergers et prophètes actifs dans notre monde. Il l’a lancé au cours de l’eucharistie qu’il a présidée en la chapelle du théologat Saint Octave de Vulindi, en ville de Butembo, ce dimanche 26 avril 2026, 4ᵉ dimanche de Pâques et journée de prière pour les vocations.  

Dans son homélie intitulée « Nous n’avons pas d’autre berger que le Christ », Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech est revenu sur le message du Pape sur cette 63ᵉ journée mondiale de prière pour les vocations. 

Pour lui, « la vocation n’est jamais une imposition ou un chemin préétabli mais un projet d’amour et de bonheur qui se construit dans la prière et le silence ». Revenant sur l’évangile du jour, celui du bon berger, l’ordinaire du lieu a insisté sur le fait que le Christ est le seul berger qui nous conduit et que tous devrions suivre. À cette occasion, il a mis en garde contre les faux bergers qui séduisent le monde. Il faut donc discerner entre les bons pasteurs et les faux.

En effet, notre monde est actuellement rempli de faux bergers, de faux prophètes, de faux leaders qui séduisent le monde. C’est pourquoi nous sommes appelés à discerner entre le bon pasteur et le faux”, a prêché l’Ordinaire du lieu. 

Ces faux pasteurs sont avec les brebis quand tout est rose, contrairement à Jésus qui est là même dans le moment le plus difficile. Le pasteur de Butembo-Beni a également évoqué les charlatans qui offrent des solutions inefficaces à la souffrance et privent la personne de sa dignité ou de sa capacité d’aimer. 

D’autres faux bergers sont ces charlatans qui offrent des solutions simples et immédiates aux souffrances, des remèdes qui se révèlent cependant totalement inefficaces. Par exemple, à combien de jeunes a-t-on proposé les faux remèdes de la drogue, des relations usent et jettent des gains faciles mais malhonnêtes. Ils offrent des choses sans valeur et privent par contre de ce qui est le plus précieux, la dignité, la liberté et la capacité d’aimer.

Il faut apprendre à ne pas en rester à l’immédiat, à la superficialité, au spectaculaire, à la recherche effrénée de miracle, mais à reconnaitre ce qui laisse en nous une trace bonne et plus durable parce que venant de Dieu, a insisté l’évêque de Butembo-Beni. 

Stanley Muhindo 

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