Beni : un psychologue encourage la danse pour faire face au traumatisme 

« La danse joue un rôle capital comme outil de détraumatisation ». C’est ce qu’a dit un psychologue de la ville de Beni à l’occasion de la journée internationale de la danse célébrée le 29 avril 2026. Le psychologue Bisimwa Musole Roland soutient que la danse aide à guérir, à prévenir et à renforcer la résilience communautaire dans un contexte de conflit comme celui que la région de l’Est de la RDC traverse depuis plusieurs dizaines d’années. 

Néanmoins, Bisimwa Musole Rolnd insiste que ce ne sont pas toutes les danses qui guérissent. Il y’a des danses thérapies et des danses improvisées qui aident juste à libérer les émotions. D’ailleurs les résultats observés chez un patient dont la danse est intégrée dans la thérapie le prouvent, a-t-il laissé entendre.

Toutes les danses apportent du bien-être, mais certaines sont plus adaptées à la détraumatisation. La danse-thérapie, encadrée par des professionnels, est plus efficace. Les patients retrouvent confiance en eux, améliorent leurs relations avec les autres et ressentent une plus grande joie de vivre. Après plusieurs séances, on constate directement une diminution de l’anxiété, une meilleure conscience corporelle et une réduction de ces sensations de dissociation. La danse devient alors un chemin vers la résilience. Mais les danses improvisées ou expressives permettent aussi de libérer les émotions. Et les danses traditionnelles locales renforcent l’identité culturelle et la cohésion sociale”, a-t-il expliqué. 

Pour ce spécialiste en santé mentale et soutien psychosocial, la danse n’est pas seulement un outil de guérison mais aussi une pratique préventive. Ainsi, il a conseillé à toute la communauté d’intégrer la danse dans les activités quotidiennes.

Oui, la danse n’est pas seulement un outil de guérison, c’est aussi une pratique préventive. Elle entretient la santé physique, développe la créativité et renforce les liens sociaux. Pour la communauté, il est conseillé d’intégrer la danse dans les activités quotidiennes, de valoriser les danses traditionnelles ou culturelles, et d’organiser des ateliers ouverts à tous les âges. Ainsi, la danse devient un langage universel de joie et de solidarité”, a-t-il renchéri. 

Cette année 2026, la journée internationale de la danse met en avant-plan la danse comme langage universel de résilience et de connexion. Elle avait été mise en place en 1982 par le Conseil international de la danse (CID) auprès de l’UNESCO et l’Institut international du théâtre (ITI). 

Esther Vwiravwahali

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