Beni : à Tamende, le Conseil paroissial s’indigne des divorces dus aux mariages forcés 

Des parents forcent leurs enfants à se marier. Cette réalité vécue en paroisse Christ-Roi de Beni-Tamende est, ainsi, à la base de plusieurs divorces. C’est le constat du conseil paroissial local qui s’en inquiète. Au cours de sa rencontre, samedi 9 mai 2026, le président de ce conseil a rapporté l’inquiétude sur la recrudescence des divorces accusant l’irresponsabilité des parents. 

En réaction, les parents, à travers la  Commission de la pastorale familiale (COPAF), ont estimé que les jeunes trempent, aujourd’hui, dans l’indiscipline et l’influence de la mondanité. Il y a aussi un mauvais accompagnement de l’État qui donne le privilège au mariage civil au détriment du religieux, a opiné le président de COPAF Beni-Tamende.

On ne peut pas simplement blâmer les parents. Souvent, les difficultés de la vie ne leur permettent pas de préparer sereinement leurs enfants à ce sacrement essentiel. Par ailleurs, l’État ne facilite pas la tâche en valorisant le mariage civil au détriment du mariage religieux. En insistant sur le fait que l’union civile peut être rompue, les autorités encouragent indirectement les jeunes à choisir cette option par facilité, leur faisant percevoir le mariage religieux comme une prison plutôt qu’un engagement sacré”, a-t-il démontré. 

L’évêque de Butembo-Beni, qui était dans la séance, a aussi donné son argument sur ce phénomène. Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech a réagi en interpellant les parents qui, dit-il, commettent souvent la grave erreur de forcer leurs enfants aux engagements nuptiaux.

Chers parents, pousser vos enfants au mariage sans les avoir préparés à la vie conjugale est une responsabilité qui mérite réflexion. Il est essentiel d’éviter le mariage forcé ou précipité, car sans une préparation solide, vos enfants risquent de ne pas pouvoir assurer les défis de cette nouvelle vie”, a conseillé l’Ordinaire du lieu. 

La paroisse Christ Roi de l’Univers de Beni-Tamende a 6 secteurs. Il s’agit des secteurs Saint-Benoît de Tamende, Saint-François-d’Assise de Kabungulu, Sainte-Lucie de Kabalaka, Sacré-Cœur-de-Jésus de Kangaimbi, Saint-Pierre de Ngongolio et du secteur scolaire.

Esther Vwiravwahali

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