Lubero : des petits ruminants frappés par la peste à Kipese
La peste des petits ruminants frappe en plein fouet Kipese et les localités, où des dizaines de chèvres périssent chaque jour qui passe. La maladie se propage rapidement, contaminant les bêtes saines et plongeant les familles dans une extrême pauvreté, témoignent plusieurs sources locales, contactées par RADIOMOTO.NET ce lundi 11 mai 2026.
Malgré des tentatives de vaccination et l’usage des produits vétérinaires, le virus continue de circuler. Les conséquences sont désastreuses, alerte Kakule Kimetya Lewis, président des fournisseurs de bétail et des bouchers de Kipese. Il appelle les services vétérinaires à mobiliser toutes leurs compétences pour sauver les troupeaux encore épargnés.
“Nous devons faire de l’élevage. C’est le travail capital pour nous, les habitants de Kipese. Alors qu’il y a la peste qui ravage presque tous les jours, les bêtes que nous achetons. Vous achetez une bête, subitement elle est atteinte. Les services vétérinaires qu’ils fassent une grande recherche pour qu’ils puissent voir comment tenir ce problème”, a-t-il encouragé.
L’expert vétérinaire Mumbere Munganga Promesse recommande aux éleveurs de suspendre l’achat de nouveaux animaux sur le marché, afin de limiter la propagation de l’épidémie.
“Généralement, la peste des petits ruminants, c’est une maladie qui n’a pas de traitement. Il y a plusieurs molécules de vaccins qui sont efficaces pour lutter contre cette maladie. Pour nos éleveurs, nous leur conseillons de prendre des mesures qui sont très stratégiques. Par exemple, lorsque la maladie est apparue dans une agglomération, vous devez vous rassurer que vos animaux sont bien en quarantaine, de telle sorte que les microbes n’ont pas retrouvé même l’occasion de pénétrer dans votre troupeau. Vous devez vous rassurer que vous avez utilisé un vaccin efficace. Il ne faudrait pas qu’un éleveur vienne acheter une bête au marché parce qu’il ne saura pas se rendre compte de la provenance de cet animal”, a-t-il conscientisé.
Déjà signalée dans plusieurs entités du Nord-Kivu, cette épizootie interpelle les autorités. Les spécialistes ainsi que les victimes insistent sur une recherche approfondie et une implication urgente du gouvernement congolais, via le ministère de tutelle, pour contenir la maladie et protéger l’élevage, pilier économique de la région.
Ghislain Siwako