Butembo-Beni : Mgr Sikuli déplore les récentes attaques ADF à Biakato et Makumo
L’évêque du diocèse de Butembo-Beni déplore les récentes attaques survenues à Biakato et Makumo, en territoire de Mambasa, une partie de son diocèse. Il a exprimé sa déploration au cours d’une interview accordée à la presse après qu’il a dit la messe de confirmation aux fidèles de la paroisse Saints Anges Gardiens de Beni-Mabolio, ce mardi 12 mai à Beni.
Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech a d’abord présenté ses condoléances aux familles des victimes. Ce, avant d’appeler les autorités à redoubler d’efforts pour protéger les populations civiles contre l’insécurité.
Pour l’Ordinaire du lieu, ces attaques montrent que la paix est encore loin d’être rétablie dans la région. Le prélat catholique exhorte ainsi les personnes tentées de rejoindre les forces du mal à se repentir.
« C’est avant tout un message de condoléances, mais ce sont des faits qui continuent à nous interpeller pour dire que la paix n’est pas encore là. Nous sommes impuissants devant tous ces phénomènes, même si nous ne cesserons pas d’interpeller ceux qui ont la charge de garder la sécurité, de continuer à faire tout ce qui est à leur pouvoir pour protéger les paisibles citoyens. Et ceux de nous qui sont tentés de s’allier en force de mal, de s’amender, parce que ce n’est pas bon. Nous ne savons pas dire ce qu’ils cherchent. Il faut qu’ils comprennent que, avec ce que nous sommes en train de célébrer, ils n’arriveront pas aussi à éteindre le feu de l’église qui s’est allumé. C’est un mal qui n’aura pas le dernier mot. Même si ça doit encore durer, nous savons que Dieu est là, et puis il y aura un temps de paix. Nous qui sommes là aujourd’hui, nous devons faire ce qui est, ce que nous pouvons, en essayant de nous comporter comme un artisan de paix, et de prier pour que la paix revienne », a déclaré l’Ordinaire du lieu.
Tout en gardant l’espoir d’un retour de la paix, il invite les chrétiens et l’ensemble de la population à devenir des artisans de paix et à prier pour la stabilité dans la région.
La Rédaction