Butembo / UAC : Georges Lomba étudie la perception des taximen face au fact-checking en RDC
La seconde session de défense des travaux de fin de cycle s’est tenue ce samedi 25 juillet 2026 à l’Université de l’Assomption au Congo (UAC). Parmi les récipiendaires, Georges Muhindo Lomba, journaliste de Moto TV. Ce chercheur en sciences de l’information et de la communication a centré ses recherches sur la perception des taximen de Butembo sur les initiatives de fact-checking dans le paysage médiatique congolais.
Dans son mémoire, Georges Lomba, qui a mené ses enquêtes auprès des taximen de Butembo, a démontré que les médias spécialisés dans la vérification des faits, notamment Congo Check, Balobaki Check et Eleza Fact, ne sont pas assez connus. C’est pourquoi, selon l’impétrant, les informations publiées par ces médias dans le but de lutter contre la désinformation n’ont pas assez d’effet dans la communauté.
Pour que les contenus de ces médias soient consommés par un public très large et que ces médias atteignent leur objectif de lutter contre la désinformation, Georges Lomba recommande à ces médias d’initier des séances de sensibilisation pour se faire connaitre et parler de leur mission.
« Dans la communauté, comme vous le savez, quand les taximen vous embarquent, ou que vous êtes à bord d’une moto, il y a toujours un débat entre les taximen et leurs clients. Généralement, ce sont des débats liés toujours à l’information. Cette information, ça peut être une information déguisée, avec beaucoup de doutes. C’est ainsi que nous avons voulu hausser la voix pour démontrer qu’il y a des médias qui sont concentrés dans la vérification des faits pour dénicher justement la désinformation communautaire. Après nos recherches, nous avons constaté qu’à Butembo, en tout cas, les taximen, la majorité, ne savent pas le fact-checking, ce que c’est. Et puis, les peu qui connaissent quand même, nous ont dit qu’ils n’accordent pas une forte confiance à ces médias de vérification, parce que nous, on s’est dit que ce que nous avons proposé à ces médias de fact-checking, c’est de diffuser leur contenu sur les médias traditionnels. Travailler avec les radios locales, par exemple, avec la télévision, dans les groupes WhatsApp, par exemple, sur Facebook, même sur TikTok. Mais aussi, à ces initiateurs des médias de vérification, d’organiser des séances de sensibilisation pour parler aux couches des taximen, les sensibiliser sur le bien-fondé des initiatives de vérification des faits, donc le fact-checking », a-t-il recommandé.
Georges Muhindo Lomba, désormais licencié en communication appliquée, est parmi des dizaines d’autres récipiendaires qui ont défendu les résultats de leurs recherches ce samedi 25 juillet 2026, que ce soit au premier ou au deuxième cycle dans différents domaines organisés à l’UAC.
Joëlle Mwengevalwahi