Grand Nord-Kivu : des Wazalendo réaffirment leur implication dans la lutte contre Ebola
Les Wazalendu sont déjà formés et informés sur leur travail à accompagner les équipes de riposte contre la maladie à virus Ebola. L’assurance est celle de Guy Ngabo, porte-parole adjoint de la synergie de VDP au Grand Nord-Kivu. RADIOMOTO.NET l’a entretenu le jeudi 30 juillet 2026.
Selon lui, les VDP sont engagés à veiller sur la sécurité de la population, peu importe la manière dont cette insécurité se présente. La maladie à virus Ebola étant une autre guerre nécessite un combat conséquent comme celui qu’on livre contre les agresseurs, a-t-il expliqué. Il a mis en garde tous ceux qui pourront utiliser les combattants VDP contre les équipes de riposte ou contre les centres de prise en charge de malades.
“Pour les gens qui pensent qu’ils vont utiliser le VDP pour contrecarrer les équipes de riposte, nous les mettons en garde et quiconque se retrouvera dans cette manigance sera arrêté et conduit aux instances juridiques. Les VDP qui sont aux alentours de la ville sont suffisamment formés à la matière de la privation contre le virus Ebola », a-t-il prévenu.
Guy Ngabo a exprimé la disponibilité des combattants à accompagner les équipes et agents de santé non seulement dans la sécurisation mais également dans la sensibilisation de la population afin de couper la chaîne de contamination dans la communauté.
“Nous pensons que les agents ou bien les coordinateurs de la riposte peuvent recourir à nous, surtout en nous impliquant dans la sécurité, dans la sécurisation des CTE, des équipes de riposte. Au-delà de la sécurité, ils peuvent profiter de nous pour aussi véhiculer les messages dans la sensibilisation. Un commandant qui se tient devant la population et impose à la population de respecter les gestes barrières ou bien les mesures barrières, les messages peuvent vite passer, je pense », a-t-il ajouté.
Depuis la déclaration de la maladie en mi-mai dernier, dans certaines localités les combattants Wazalendu sont accusés d’être utilisés pour contester certaines pratiques, dont l’enterrement digne et sécurisé. Ils ont été également accusés dans les attaques de certaines structures de prise en charge des malades d’Ebola.
Stanley Muhindo