Lubero : un présumé militaire accusé d’avoir violé une femme dans un champ près de Kisasa
Une femme victime de viol.
Un cas de viol et d’abus sexuel sur une femme dans un champ par un élément incontrôlable de force loyaliste alimente la colère des habitants de Kisasa, un village de la localité de Tombelea du groupement Bapakombe, en secteur de Bapere, dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu).
En effet, une femme, mère de 6 enfants, a été violée par un présumé militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à Bangi Bangi, nom d’un milieu champêtre situé à quelques kilomètres de Kisasa, chef-lieu de localité Tombelea. Les faits ont eu lieu le mardi 4 août 2026.
La victime a rencontré son bourreau au croisement des deux chemins lorsqu’elle revenait du champ vers 17 heures. Avant d’abuser sur la principale victime, une autre femme avait réussi à s’échapper de ces menaces à Nduha, dans la même zone vers 15 heures, rapportent nos sources.
“Sous la menace, elle s’est jetée dans les eaux de la rivière Nduha pour s’en sortir et revenir à son domicile vers 19 h 30”, regrette un habitant de Kisasa.
Les cris de la victime pendant les tortures ont poussé les autres agriculteurs des environs à croire à une éventuelle incursion rebelle de l’ADF. Ces derniers se sont débrouillés dans la brousse pour sortir à partir de Njiapanda à plus de 8 kilomètres.
Après cet acte malheureux commis contre la femme du village, la position militaire FARDC a été incendiée par des inconnus mercredi dernier. Les éléments FARDC qui étaient là l’ont abandonné pour se réfugier à Njiapanda.
Cette information est confirmée par le chef de la localité Tombelea. Mbula Mbida Baikili Kunga condamne cette façon d’agir de cet élément FARDC à l’égard des femmes, pourtant longtemps victimes des massacres des ADF.
Pendant ce temps, la femme victime de viol a été dépêchée aux soins et le présumé violeur est aux arrêts et son dossier est au niveau de l’auditorat militaire de Manguredjipa.
La Rédaction