Ituri : 13 civils tués dans une attaque ADF à Mambasa, l’armée appelée à considérer les alertes

La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le territoire de Mambasa, province de l’Ituri. Au moins 13 civils ont été tués vendredi 7 août 2026 dans une attaque attribuée aux ADF à Banana École, situé à plus ou moins 20 kilomètres de Mambasa-centre, dans le groupement Bapongomo.

Selon l’organisation Protection Plus, plusieurs personnes auraient également été prises en otage et deux véhicules incendiés. John Vuleveryo coordonnateur de cette structure de défense des droits humains regrette que les alertes de la population n’aient pas été prises en compte par l’armée avant cette nouvelle attaque. Il appelle les autorités à bien jouer leur rôle.

 « Aux autorités, il est urgent de revoir les stratégies de sécurisation et de renforcer concrètement la protection de la population civile. Trop d’alertes ont déjà été lancées depuis lors. La population de Mambasa attend désormais des actions concrètes et non des promesses des autorités. A la population nous adressons un message de solidarité et de vigilance. Face la recrudescence de attaques nous la demande de privilégier les zones sécurisées et à transmettre tous messages fiables aux autorités compétentes », a recommandé Jon Vuleveryo.

Par ailleurs, dans le groupement de Babila Teturi, la Nouvelle Société Civile Congolaise rapporte, de son côté, 14 personnes portées disparues lors des enlèvements enregistrés depuis le jeudi 6 août 2026. Parmi les personnes prises en otage, figurent deux enfants.

Grâce Kakundo Kasamba pointe du doigt les rebelles de l’ADF qui, selon lui circulent en électron libre dans plusieurs villages de la chefferie des Babila-Babombi. Il appelle la coalition FARDC-UPDF à poursuivre l’ennemi afin de l’éradiquer complètement.

« Nous ne cesserons d’alerter et de rappeler aux autorités compétentes ainsi qu’aux services de sécurité leurs responsabilités envers la population. Nous leur demandons de prendre à considération les alertes lancées par la population et d’intervenir le plus rapidement possible. Ce qui nous préoccupe c’est que les autorités prennent souvent ces alertes à la légère et réagissent avec retard, alors que les auteurs ont déjà effacé leurs traces. Nous appelons également la population à ne pas se fatiguer de collaborer avec les services de sécurité afin d’éradiquer une fois pour toutes ce fléau » a-t-il ajouté de son côté .

Les deux structures de défense des droits humains appellent les autorités à renforcer la protection des civils et à réagir rapidement aux différentes alertes sécuritaires.

Aristote Sabuni

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