Butembo : « La loi ne prévoit presque rien pour les enfants en cas de divorce », rappelle Me Silutondwa Waghunda 

Question de divorce : quelle est la part des biens qui revient aux enfants de divorcés ? Pour y répondre, RADIOMOTO.NET a rencontré un défenseur judiciaire ce mardi 11 août 2026. Maître Silutondwa Waghunda a démontré que la loi ne prévoit presque rien pour les enfants lors d’un divorce. 

Il a avant tout expliqué que la loi ne prévoit rien pour les enfants après partage ou non de biens des anciens conjoints, selon le régime matrimonial qu’ils avaient adopté lors de leur mariage. Les enfants se contenteront de l’obligation parentale que la loi impose aux anciens partenaires.

Il n’y a pas une partie des biens réservés aux enfants selon les principes du Code de la famille. Et après le divorce, quand on parle de la deuxième question de la garde des enfants, là le tribunal vérifie l’un des époux déjà divorcés qui sera au profit des enfants. Et il y a ce qu’on appelle l’obligation parentale. Et même si le tribunal a envisagé que c’est l’épouse qui gardera les enfants, l’autre est là : l’époux, il a le devoir de visite et de suppléer aux besoins de ses enfants qui seront gardés par l’une des ex-épouses », a-t-il expliqué. 

Cependant, les enfants ont le droit de traduire en justice l’un des parents qui ne joue pas bien son rôle, même après divorce. Maître Silutondwa affirme que la loi est trop dure parce que les enfants doivent être remis dans leurs droits.  

“Si l’ex-époux ou l’ex-épouse n’arrive pas à subvenir aux besoins de ses enfants, il y a une sanction prévue par la loi. Parce que les enfants, même s’ils sont mineurs ou majeurs, ils ont le droit d’aller saisir le tribunal pour enfants et de faire intervenir leur propre père au motif qu’il n’a pas suppléé à leurs besoins », a-t-il prévenu. 

Revenant sur certains facteurs à la base de l’amplification de cas de divorces aujourd’hui, Maître Silutondwa cite la volonté de certains partenaires à s’engager pour profiter seulement des biens. Il évoque également l’immaturité et la mauvaise préparation des partenaires.

Stanley Muhindo

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