Beni : invasion d’une dizaine de détenus du cachot de la PNC Cantine

Plusieurs incidents sécuritaires ont été signalés dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 août 2026 à Cantine, dans le groupement Baswagha-Madiwe, secteur de Beni-Mbau, territoire de Beni (Nord-Kivu). Selon des sources locales, des inconnus ont cambriolé plusieurs maisons de commerce.

À l’alimentation Dur-Dur, située au cœur de l’agglomération, les voleurs ont emporté un ordinateur et une somme d’argent dont le montant reste à déterminer. Dans la boutique de Nzuva Mali, au bloc Matokeo, un carton de cigarettes a également été dérobé. L’information est confirmée par Tchetche Aliamini president de la société civile de Baswagha Lubena.

« L’alimentation de Monsieur Yes, les voleurs sont partis avec une machine, ordinateur et une somme d’argent non quantifiée. Et également la boutique de Nzuva Mali dans le bloc Matokeo, un carton de cigarettes de marque Sportman a été emporté.  Nous condamnons en fait ces faits et appelons les autorités à agir, d’ouvrir immédiatement une enquête approfondie sur cette série de vols », a-t-il plaidé.  

La même nuit, plus de dix détenus se sont évadés du cachot du sous-commissariat de la Police nationale congolaise (PNC) de Cantine. Ces prisonniers sont passé à travers le mur du bâtiment du cachot. La société civile du village de de Baswagha- Lubena dénonce l’état de délabrement avancé de ce cachot.

Pour la structure citoyenne la vétusté du bâtiment constitue depuis plusieurs mois un risque pour les policiers comme pour les détenus. Tchetche Aliamini appelle les autorités à ouvrir une enquête afin d’identifier les auteurs des vols et d’élucider les circonstances de l’évasion.

« Dans la même nuit, le cachot du sous-commissariat de la Police Nationale Congolaise de Cantine a enregistré l’évasion de plus de dix détenus qui ont pris la fuite dans la nature à travers les murs.  Etant donné que la société civile, nous avons plusieurs fois alerté pour ce bâtiment. C’est une ancienne maison de colons belges et qui est dans un état de détérioration très avancé, qui continue même à menacer de s’écrouler. Un danger aux agents de l’ordre qui sont les policiers et même aux détenus qui sont retenus », démontre cet acteur de la société civile.

La société civile appelle, par ailleurs, la population à la vigilance et à signaler aux services compétents tout mouvement suspect ou la présence de personnes inconnues.

La rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *