Kiwanja : des enfants en âge scolaire contraints de se lancer dans le commerce ambulant pour participer aux charges liées à la rentrée scolaire 

À Kiwanja, de nombreux enfants en âge scolaire se lancent dans la vente en ambulatoire de certains aliments prêts à consommer et de certains autres biens d’usage courant dans les ménages. La pratique est devenue importante depuis le début des vacances. Ces enfants attendent ainsi de participer aux charges liées à la rentrée scolaire prochaine prévue au mois de septembre prochain. 

Qui avec du pain emballé dans des sachets en plastique accrochés sur des clous fixés sur des morceaux de bois, qui autre avec des œufs dans des plaquettes, ces enfants parcourent les rues de Kiwanja ou se positionnent à côté des débits des boissons à l’attente ou à la recherche des clients. Yusufu, 10 ans, élève en 5ᵉ année à l’école primaire Tunda, affirme que la vente du pain pourrait lui permettre de se procurer une uniforme et une paire de chaussures à la rentrée scolaire.

« Ce sont mes parents qui m’ont donné du pain pour que je le vende afin de me procurer l’uniforme et des chaussures. Je gagne 2500 FC par jour. En gros, nous achetons 5 pains en 2000 FC. Et nous vendons 2 pains en 500 FC », explique-t-il. 

Mais derrière ces efforts pour ces enfants de contribuer aux charges liées à leurs rentrées scolaires se cachent d’énormes sacrifices. Des fois ces enfants doivent marcher toute la journée pour réaliser un quelconque bénéfice. Ajuawayote Maajabu, 12 ans, élève en 5ᵉ année à l’école primaire Mabungo, vend des œufs dans les rues de Kiwanja. Il témoigne qu’il quitte le toit parental tôt le matin pour revenir tard le soir. 

« Je pars le matin à 6 heures. Je vais prendre le déjeuner à 12 heures. Je retourne sur le terrain pour la vente et je rentre à la maison à 17 heures. En vendant les œufs, l’argent que nous gagnons est destiné à l’achat de l’uniforme, d’un cartable, des cahiers et des stylos », argumente cet enfant. 

Il convient de noter que l’intervention de ces enfants se situe dans un contexte économique peu reluisant avec le pouvoir d’achat devenu très faible dans  plusieurs familles.

Faustin Tawite

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