À Kiwanja, des parents se mobilisent pour la rentrée 2025-2026 malgré la crise économique 

Des cahiers étalés au marché central de Butembo en marge des préparatifs de la rentrée scolaire. © Esther Vyiravwahali

En République Démocratique du Congo, la rentrée scolaire 2026-2027 approche.  A Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru, les parents se préparent tant bien que mal à cette rentrée scolaire.  Ces préparatifs de la rentrée par les parents heurtent de nombreuses difficultés d’ordre économique notamment.

A quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027 prévue mardi, 01er septembre, des parents arrivent au compte pour prendre les inscriptions de leurs enfants dans différents établissements scolaires de Kiwanja. Pour tous, le discours reste le même pourtant. Un faible pouvoir d’achat gangrène ces préparatifs de la rentrée scolaire dans les familles. 

Ce jour-là, à l’entrée de l’enceinte du complexe scolaire Sainte Chrétienne, au quartier Buzito, Niyibizi Nzabara Samuel est venu faire inscrire son enfant en 7e année de l’enseignement de base. Mais il manque encore des fournitures scolaires, affirme-t-il. 

« Nous prenons les inscriptions de nos enfants. Nous attendons voir comment leur procurer des cahiers, des vareuses, des uniformes et tout consort. Nous essayons un tant soit peu. La grande difficulté est que l’argent ne circule pas sur terrain. Nous ne savons par où commencer. En tout cas, nous attendons juste la volonté de Dieu. Mais il ne faudrait que les enfants restent à la maison sans étudier. Il faut toujours essayer. Pour ceux qui le pourront, les enfants vont continuer d’étudier. Et si les moyens ne le permettent pas, alors, les enfants resteront à la maison sans étudier », a-t-il argumenté. 

En territoire de Rutshuru, la plus grande majorité de la population vit de l’agriculture sur de petites exploitations familiales. Mais la saison culturale dernière a été moins généreuse et même le commerce offre moins impactant ainsi la rentrée scolaire, explique Habimana Joy, un autre parent trouvé dans l’enceinte de l’Institut Saint Jean Paul II au quartier Buturande pour l’inscription de son fils en 1ere année technique construction. 

« Les préparatifs sont en cours, mais ce n’est pas facile. Actuellement, l’argent ne circule pas. Surtout nous gagnons de l’argent grâce à nos récoltes de champs. Alors la production agricole a été très maigre, la saison culturale n’a pas été bonne pour nous. Même ceux qui font le commerce, les choses ne tournent pas bien. Alors si vous avez deux ou trois enfants, il n’est pas si facile de leur procurer les fournitures scolaires », explique ce parent. 

Dans ce contexte de faible pour d’achat, ces parents appellent les responsables des établissements scolaires à la tolérance le temps qu’ils réunissent un peu de moyens pour subvenir à d’autres besoins liés aux cours.

Faustin Tawite

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