Butembo : les personnes vivant avec handicap dénoncent la marginalisation dans diverses circonstances 

Les personnes vivant avec handicap restent vulnérables à la méchanceté populaire à travers différentes circonstances. Au cours de la remise des kits des outils de travail à 7 jeunes formés par la congrégation des Frères de l’Assomption le dimanche 13 septembre 206, les malentendants ont exprimé leur inquiétude devant leurs encadreurs.

Après avoir suivi un exposé sur l’entrepreneuriat comme moyen de garder son autonomisation et sa dignité dans la société, ils ont indiqué qu’ils restent marginalisés au lieu de travail par ceux qui ne comprennent pas la langue des signes.

Nombreux sont ceux qui ont indiqué que les sourds-muets sont calomniés de beaucoup de faits dont ils ne sont pas responsables. Par le fait qu’ils ont du mal à se défendre devant les personnes valides, les sourds-muets sont taxés de voleurs, menteurs et irresponsables.

Ils ont témoigné que les sourds-muets sont parfois brutalisés par les agents de la police lors des patrouilles nocturnes.

Sans parler de leurs convives qui ont été victimes de la justice populaire, les sourds-muets recommandent aux agents de sécurité, aux responsables des mouvements citoyens et à toutes les autres structures sociales d’apprendre la langue des signes pour communiquer avec les malentendants.

Le frère Mumbere Nzangura Prince, directeur de l’EP Mwange Sourds-Muets, a fait savoir que l’apprentissage de la langue des signes ne demande beaucoup de temps. C’est pourquoi il encourage les personnes intéressées à contacter son école pour apprendre et savoir communiquer avec les sourds-muets.

Jean-Pierre Kilumbiro  

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