Butembo-Beni : fin de la formation de la CDJP en faveur des éco-entrepreneurs locaux
Ce mercredi 16 septembre 2026 a marqué la clôture de l’atelier de renforcement des capacités des éco-entrepreneurs sur la gestion des microentreprises écologiques. Cette activité rentre dans le projet d’assainissement urbain, entrepreneuriat vert et économie circulaire pour une ville durable de Butembo. Pour cette deuxième journée, les entrepreneurs écologiques ont été édifiés sur la viabilité de leurs sociétés, l’acquisition des documents officiels et la certification de leurs produits issus des déchets.
Remy Kasiki, facilitateur dans cet atelier, a indiqué que rester dans l’informel coûte plus cher que les taxes. Il a encouragé les éco-preneurs à obtenir plus vite les documents officiels permettant un fonctionnement libre afin d’être épargnés des tracasseries de l’État.
Séance tenante, certaines entreprises écologiques ont exposé leurs produits mis sur le marché. C’est à l’instar de l’Institut supérieur de chimie appliquée (ISCA), SOCOOPROCHIA et Agro-Flotte.

« Notre branche de chimie de l’environnement, comment jouer maintenant avec les déchets pour en faire des produits qui sont quand même certifiés. C’est là qu’on a monté cet engrais ici, dans la façon solide et dans la façon liquide. Et là, on essaie de jouer maintenant avec les ingrédients que nous devons manipuler dans le sens que ça fasse liquide et pour que ça agisse correctement, et dans le côté solide, que ça agisse correctement. Beaucoup d’histoires qui sont associées, à part les engrais bio, nous sommes obligés d’y associer maintenant beaucoup d’autres histoires telles que les titonias, pour que ça fasse maintenant les proportions qu’on nous exige. Nous, on nous exige le plus souvent d’en parler même dans une expo ESU. Alors, quand on est dans une exposition ESU, c’est qu’il compte beaucoup plus l’argumentaire scientifique. Alors, avant d’y arriver et de l’exposer, c’est qu’on doit d’abord le prouver aussi. Alors, le produit a déjà été prouvé par la faculté d’agronomie de Lukanga. C’est là qu’on est allé le prouver et il a donné des rentabilités terribles », a-t-il fait savoir.
Au terme de l’atelier, l’Abbé Aurélien Kambale Rukwata, directeur de la Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP), a, à son tour, encouragé les entrepreneurs pour les différentes initiatives. Il les appelle à s’approprier les matières apprises, ces deux jours, afin de contribuer à l’assainissement Butembo.
« Il nous faut nous réapproprier cette matière pour qu’elle puisse produire des effets. Et je nous rappelle que nous nous inscrivons dans le projet de l’assainissement de notre ville de Butembo. C’est dans ce sens-là que tout ceci est organisé. Si vous, les entrepreneurs, vous êtes invités, c’est pour que vous appreniez comment gérer les déchets de façon responsable et rentable dans le cadre de contribuer à l’assainissement de notre ville », a-t-il rappelé.
Sikuli Gérard, délégué de l’autorité urbaine, a remercié le diocèse de Butembo-Beni et ses partenaires pour l’accompagnement des autorités locales dans l’assainissement de la ville. Il a demandé aux entrepreneurs écologiques de saisir cette occasion pour développer leurs capacités afin de contribuer réellement à l’assainissement de Butembo.
Kakule Kilumbiro