Lubero : de nombreuses écoles confrontées à l’absence de latrines à Kitsombiro

Plusieurs écoles primaires et secondaires situées sur l’axe Kanyatsi-Kaviru et Kalaghu dans la sous-division éducationnelle de Kitsombiro sont confrontées à une situation préoccupante, en raison de l’absence de latrines et de dispositifs d’hygiène. Pour comprendre l’ampleur de ce problème et ses conséquences sanitaires, nous avons recueilli les témoignages d’un responsable scolaire et d’un agent de santé présents dans la région.

Pour l’année scolaire 2026-2027, ces écoles ont enregistré des effectifs élevés. Ce qui complique davantage la situation, selon le directeur de l’école primaire Kanyatsi et chef de l’union scolaire de cet axe, Kakule Isembwa Josaphat. Il en illustre l’ampleur via un échantillon.

« L’EP Kanyatsi aujourd’hui a un effectif d’environ 402 personnes avec seulement deux portes de filles et deux portes de garçons quant aux latrines. Pendant la récréation, ils se mettent en ligne et beaucoup d’enfants sont en train de quitter l’école pour maintenant aller dans des latrines, dans des habitats qui environnent l’école. L’EP Kenye, une école à faces, fait aussi face à des lieux d’aisance qui sont presque inexistants là-bas. On se débrouille dans la brousse. Il y a aussi l’EP Lamba qui compte quatre portes de latrines sur un effectif d’au moins 700 élèves », a-t-il fait savoir.

Des stratégies pour pallier ce défi avaient été définies en accord avec la communauté locale avant la rentrée des classes. Des semaines avancent, mais aucun résultat concret. C’est pourquoi il invite l’État congolais et ses partenaires humanitaires à apporter leur appui afin de placer les élèves dans les meilleures conditions d’hygiène.

« Nous avons tenté de sensibiliser la communauté, rien n’est réalisé. Les écoles ont aussi besoin des dispositifs de lave-mains », a-t-il démontré. 

L’infirmier Mumbere Saruti Grâce, œuvrant dans l’une des structures sanitaires de la place, évoque un grand danger aux conséquences néfastes sur la santé des apprenants, spécialement les filles.

« En général, les élèves sont exposés à faire des maladies de mains sales, comme la schistosomiase, la diarrhée, les infections respiratoires et quitanées. Les filles en particulier peuvent être exposées à faire des infections urinaires, n’ont pas d’espace sûr pour gérer leurs règles, sont exposées aux violences sexuelles ou au harcèlement lorsqu’elles doivent chercher le lieu isolé pour se soulager. Chaque élève doit porter régulièrement les chaussures et chaque école doit disposer du matériel pour le lavage des mains », a-t-il alerté.  

Il convient de signaler que le déficit de toilettes et de dispositifs d’hygiène dans les écoles accroît la vulnérabilité des élèves, alors que la maladie à virus Ebola exige une propreté stricte afin de réduire les risques de contamination.

Ghislain Siwako

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