Butembo/CTE Katwa : 2 vainqueurs d’Ebola encouragent la population à se rendre tôt aux soins dès les premiers malaises
Lorsqu’un proche a des malaises ou présente des signes apparentés à ceux de la maladie à virus Ebola, c’est mieux de le conduire directement dans une structure de soins que de recourir à l’automédication. Ce message a été lancé par les deux nouveaux guéris de la maladie à virus Ebola sortis du CTE Katwa ce mardi 22 septembre 2026.
Ces vainqueurs de la MVE ont, dans leurs témoignages, indiqué avoir été contaminés lorsqu’ils veillaient sur leurs proches qui sont décédés d’Ebola.
Suite à la résistance, ils affirment avoir plutôt pensé que leurs proches étaient empoisonnés. Ils ont ainsi hésité à les envoyer dans les structures spécialisées. Malheureusement ces personnes sont mortes. Aussi infectés, ceux-ci ont accepté d’aller aux soins en temps et voilà, ils sont guéris. D’où leur appel à la communauté à accepter l’existence de la maladie à virus Ebola pour la vaincre.
« (I) Mon neveu est décédé et c’est moi qui le gardais. Nous pensions que l’enfant a été empoisonné et comme à ce jour, nous nous croyons des spécialistes en tout, nous le soignons clandestinement. Lorsqu’il est décédé, on fait le swab et les résultats sont positifs. Après quelques jours, j’ai présenté les signes d’Ebola. C’est comme ça que j’ai demandé de m’amener ici. Voilà que je suis sorti guéri. (II) Mon enfant est tombé malade, nous avons pensé à la malaria et qu’il n’a pas été bien pris en charge. Malheureusement en hésitant de l’amener à l’hôpital, il est décédé. Deux semaines après, je suis tombé malade. Dans la structure où j’ai été pour la première fois, on m’a annoncé que je devais venir ici au CTE pour les soins appropriés. Je l’accepte, car je n’avais pas d’autre choix. Ici, on m’a bien prise en charge et je suis guéri. Je dis merci aux infirmiers. En fait si on vient à temps aux soins, on a la chance de guérir nous voici sortir. C’est nous même qui sommes à la base de décès de nos proches lorsque nous les désorientons pour les soins », ont-ils déclaré.
Joëlle Mwenge