Oicha : la fondation Mathe Mathieu encadre plusieurs dizaines de jeunes désœuvrés dans divers métiers
Plusieurs dizaines de jeunes, parmi lesquels des sans-abris, gagnent désormais leur vie grâce à un encadrement offert par la fondation Mathe Mathieu en ville d’Oicha. Si les uns ont été insérés dans l’association des chauffeurs, d’autres par contre, se concentrent désormais au lavage des motos et véhicules. L’initiative réduit non seulement le taux de chômage, mais aussi, soulage le comité urbain de sécurité.
Pour la jeunesse désœuvrée d’Oïcha, c’est une lueur d’espoir. Ils sont des dizaines de jeunes, dont des sans-abris, qui se concentrent quotidiennement au lavage de motos et véhicules au lavage Mathe Mathieu situé sur l’avenue du 30 Juin, quartier Mbimbi, récemment équipé de moteurs à pompe tous neufs.
« (I) Depuis que je me concentre au lavage des véhicules, ma vie s’est améliorée, c’est pourquoi j’endure. Je ne pense plus à voler ou à adhérer à la subversion. Le peu que je gagne ici me suffit. (II) Je ne manque pas de gagner 10 000, voire 15 000 francs à la fin de ma journée et j’appuie mes parents en cas de certains besoins. Je me retrouve franchement. Si l’on arrive à bien gérer ses revenus, on aura à subvenir à ses besoins quotidiens. Question de ne pas dilapider. (III) Moi-même, je me suis acheté les fournitures scolaires. Je viens laver les véhicules après les cours », ont-ils témoigné.
Au-delà de la simple création d’emplois, cette action a un impact direct sur la sécurité urbaine. En occupant ces jeunes et en leur offrant une source de revenus stable, la Fondation contribue à réduire le taux de chômage et à arracher une épine du pied du comité urbain de sécurité, en les éloignant de l’oisiveté et de la délinquance juvénile, confie le notable Kambale Mathe Matthieu.
« J’encadre plus de 70 jeunes. D’autres, je les engage ici comme laveurs des motos et des voitures. Et d’autres, je les encadre comme des chauffeurs. J’ai une grande association de chauffeurs qui fait la mobilité de toute la ville d’Oicha. Le chômage crée beaucoup de choses. Ça crée des vols, ça crée de l’insécurité. C’est comme ça que je suis ici pour l’encadrement de toutes ces personnes-là dont vous venez de voir et que je suis fier d’elles puisqu’elles ont compris ma vision. Et je sais que celui qui est le plus intelligent peut trouver quelque chose à travers ce qu’il fait ici avec moi », a-t-il confié.
Cette démarche d’autonomisation est saluée sur place par les bénéficiaires et toute la communauté résiliente.
Siku Provinces