Beni : la société civile alerte sur des conditions de vie difficiles à la prison de Kangbayi
La coordination urbaine de la société civile, forces vives de Beni, alerte sur la situation alimentaire, sanitaire et carcérale préoccupante à la prison de Kangbayi. La structure citoyenne qui a effectué une visite caritative dans cette prison se désole des mauvaises conditions carcérales des détenus de Kangbayi. Elle appelle les autorités à intervenir dans l’urgence en dotant la prison de la ration.
Selon les témoignages recueillis par les forces vives, certains détenus affirmeraient être restés plusieurs jours sans nourriture. Pour preuve, le dépôt alimentaire de la prison était également vide.
Dans une déclaration rendue publique le jeudi 24 septembre 2026 à l’issue de cette descente, la société civile appelle les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour prévenir une aggravation de la situation et protéger les vies humaines.
La structure citoyenne plaide aussi pour une prise en charge équitable des prisons sur l’ensemble du territoire national. Maître Paluku Kavota Pépin est président de la société civile, coordination urbaine de Beni.
« Tous les prisonniers de Kangbayi ne sentent que leur mort au lendemain. La coordination urbaine de la société civile, forces vives de Beni, a trouvé les dépôts alimentaires de la prison vides. Ainsi, elle exprime son indignation face à la discrimination des autorités au niveau central, car, selon nos informations ou des sources dignes de foi, elles ne prennent en charge que quelques prisons sur l’ensemble du territoire national, dont notamment Luzumu au Congo-Central, Kangolo au Tanganyika, Angenga au Sud Ubangi, Makala et Ndolo, à Kinshasa. La coordination urbaine de la société civile, forces vives de Beni, demande ainsi à l’autorité provinciale, urbaine, aux partenaires et à toutes les personnes de bonne volonté de se pencher sur cette question avant que l’on assiste à plusieurs pertes en vie humaine dans la prison de Kangbayi », a-t-il alerté.
Construit avec une capacité d’accueil de 250 personnes cette maison de correction compte 2 358 pensionnaires.
Milan Kayenga