Butembo-Beni : Mgr Sikuli met en garde contre la tentation à la mondanité 

L’évêque du diocèse de Butembo-Beni met en garde contre la tentation à la mondanité. Il a lancé la mise en garde samedi 26 septembre 2026 lors de la messe dite à l’occasion de l’ouverture de l’année canonique 2026-2027 de l’Internoviciat Saint-Luc.

Au cours de cette eucharistie à laquelle ont pris part plusieurs dizaines de chrétiens de la paroisse Notre-Dame-de-Banneux de Misebere, Monseigneur Sikuli Paluku est revenu sur la tentation de la mondanité.

Il a illustré cette attitude par certains comportements observés chez les fidèles, particulièrement les dames qui recourent aux accessoires de beauté artificielle. Le père évêque n’a pas hésité à qualifier ces attitudes d’injure à Dieu qui nous a créés.  

« On est passé dans la ville, même dans les campagnes, c’est surtout chez les mamans, chez les femmes, les jeunes filles. On n’est plus content d’avoir des cheveux ordinaires. Tout le monde cherche à s’acheter des perruques avec des longs cheveux, comme si on voulait devenir, si ce n’est pas des blancs… C’est une injure à Dieu qui nous a créés avec des cheveux que nous avons. Ça pourrait être même un signe d’une certaine pauvreté. Pourquoi ? Parce que ces perruques coûtent de l’argent. Il y en a peut-être qui, au lieu de faire avec cet argent des choses importantes, une maman, au lieu de faire étudier peut-être son enfant, préfèrent acheter une perruque. Et ça coûte cher », a-t-il regretté. 

Il a rappelé également un autre cas lié à l’habillement. Monseigneur Sikuli Paluku a insisté sur le comportement qui doit caractériser non seulement un religieux mais tout chrétien, apprendre à évangéliser et à prêcher par l’exemple car le monde actuel a plus besoin des témoins que des maitres.  

« Si vous regardez bien, et encore peut-être plus chez les mamans que chez les hommes, on a tendance à s’habiller presque au minimum, de telle sorte qu’on peut distinguer toutes les parties du corps. Qu’est-ce que ça veut dire ? Je ne sais pas. Ça, c’est la tentation à la mondanité. Faisons attention à la mondanité. N’oublions jamais, selon les mots de Paul VI, que le monde actuel a plus besoin de témoins que de maîtres. Autrement dit, pour être de bons religieux, les paroles et les intentions ne suffisent pas. Et c’est avant tout la vie qui parle. La vie personnelle et la vie communautaire : apprenons à évangéliser et à prêcher par l’exemple », a prêché l’ordinaire du lieu.  

Le message du pasteur de Butembo-Beni arrive à une période où l’évangélisation  est confrontée à une mutation rapide la communauté caractérisée par la mode et les nouvelles technologies. Celles-ci dictent une nouvelle mode de vie que même les chrétiens ont adopté en dehors des normes chrétiennes et enseignements de l’Eglise.    

Stanley Muhindo

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