Oicha : à l’initiative de la DYFEGOU, des femmes victimes des violences des ADF mobilisées autour de la consolidation de la paix

Des femmes victimes des violences attribuées aux rebelles présumés de l’Allied democratic forces (ADF) se mobilisent pour leur relèvement et la consolidation de la paix dans leurs communautés. Elles se sont réunies dimanche 27 septembre 2026 dans la salle Saint-Dominique de la paroisse Saint-Esprit, à Oicha, dans le cadre d’une activité organisée par la Dynamique des femmes pour la bonne gouvernance (DYFEGOU). Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la journée internationale de la paix, célébrée le 21 septembre 2026.

Les échanges ont notamment porté sur la mise en place d’une plateforme des survivants des massacres, dénommée Relèvement solidaire pour la paix et la justice, en sigle RESOPJ. Cette plateforme devrait constituer un cadre de solidarité, d’expression et d’accompagnement des victimes.

Selon Rose Kahambu Tuombeane, coordonnatrice de la DYFEGOU, l’objectif est de responsabiliser les survivantes, de renforcer leur autonomie et de leur permettre de contribuer activement aux initiatives en faveur de la paix.

« Nous sommes venus dans le cadre de la Journée internationale de la paix pour pouvoir les responsabiliser. Plusieurs fois, nous avons mené des plaidoyers avec les victimes, mais maintenant nous voulons aller vers cette transition qui peut nous conduire à leur responsabilisation. Que nous les voyions aussi mobilisés comme nous pour la paix. Donc qu’ils quittent ce statut de victimes pour devenir acteurs ou actrices pour la paix et la justice. Leurs témoignages sont très importants pour la justice et pour la paix dans notre pays », a-t-elle déclaré.

Certaines participantes ont salué l’accompagnement de la DYFEGOU. Une survivante des violences des ADF, aujourd’hui entrepreneure, a reconnu l’importance de cet appui. Elle a toutefois plaidé pour le rétablissement durable de la paix dans les zones touchées par les conflits armés.

« J’entreprends. Je suis une rescapée des ADF. Lorsque nous sommes réunis, nous nous sentons libres. Cependant, il nous arrive parfois de nous sentir comme des victimes. Malgré cela, nous nous soutenons et nous nous remontons le moral au fond du cœur. Nous ne demandons rien d’autre que la paix. Oui, certaines personnes peuvent nous aider, mais jusqu’à quand ? Lorsque la paix sera rétablie, tout ira de soi. Nous avons besoin de la paix », a-t-elle confié.

La rencontre organisée à Oicha fait suite à une activité similaire tenue à Butembo, au cours de laquelle la DYFEGOU avait réuni mercredi 23 septembre les victimes des violences perpétrées par les rebelles de l’ADF et d’autres groupes armés. 

La Rédaction

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