Rutshuru : hausse du prix des cossettes de manioc à Kiwanja
Le prix des cossettes de manioc prend de l’ascenseur depuis quelques semaines à Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru. Il est passé du simple au presque double. La rareté de ce produit affecte le vécu quotidien des vendeurs et des consommateurs.
« C’est la toute dernière quantité des cossettes de manioc dont je dispose. Quand je l’aurai vendue, je vais fermer », explique amèrement une vendeuse en indiquant du doigt une bassine contenant des cossettes de manioc lors de notre visite dans un dépôt de ce produit au quartier Buturande, en cette fin de septembre 2026, illustrant ainsi la rareté de cet ingrédient nécessaire à la préparation du repas de chaque soir dans plus d’une famille à Kiwanja.
Au quartier Mabungo, une autre vendeuse de cossettes de manioc confie que ce produit manque dans les zones d’approvisionnement.
« Il y a hausse du prix des cossettes de manioc car il n’y en a plus dans les toutes les zones d’approvisionnement. C’est comme à Nyabanira. Il n’y a plus de cossettes de manioc qui proviennent de là, il en est de même pour Busanza. Kibirizi ne livre plus des cossettes de manioc comme c’était le cas il y a quelques temps. Nous les vendeuses de ce produit, ne savons plus comment survivre », a-t-elle poursuivi.
Le prix des cossettes de manioc est en hausse, une bassine de près de 10 kilogrammes de cossettes de manioc coûte dix mille francs congolais contre cinq mille il y a peu, un sac de 100 kilogrammes coûte actuellement cent mille francs congolais à Kiwanja.
Ceci affecte les ménages, s’inquiète un chef de famille, Ahadi Thadée : « Nous ne savons que faire. Nous mangions jusqu’à notre faim. Mais actuellement, nos enfants ne mangent plus à leur faim car nous avons revu à la baisse la quantité du repas comparativement à la période où nous achetions les cossettes de manioc à un prix réduit. Mais comme le prix des cossettes de manioc est en hausse, nous sommes devenus incapables de donner à nos enfants la même quantité de repas que par le passé ».
La situation est beaucoup plus préoccupante dans ce contexte d’une météo peu favorable à la croissance des cultures avec une rareté des pluies dans la zone, s’en fait-on ici.
Faustin Tawite