Nord-Kivu : baisse des cas de suicide en 2026, le PNSM salue le travail communautaire
Les cas de suicide diminuent du jour au jour en province du Nord-Kivu. Comparativement à l’an 2025 où la province a notifié 482 cas, pour cette année 2026, les cas officiellement reconnus jusqu’à septembre sont 174. Ces chiffres ont été rendus publics par monsieur Imani Aruta Ezaboto, coordonnateur du Programme National de la Santé Mentale PNSM au Nord-Kivu.
Il l’a dit à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la santé mentale ce samedi 10 octobre 2026 en ville de Beni. Sur place, les organisations qui travaillent dans le domaine de la prise en charge psychosociale et plusieurs personnels de santé se sont réunis dans la salle Laodatus de la communauté des sœurs Orantes à Beni Cité.

Plusieurs exposés ont été présentés. Le coordonnateur provincial du PNSM a parlé de la situation de la santé mentale dans la province. Monsieur Imani Aruta Ezaboto a montré que différents défis sont à la base de plusieurs cas de troubles mentaux comme l’insécurité, le chômage, la situation sanitaire.
Malheureusement pour lui, la province présente un sérieux problème de carence des experts en santé mentale. De l’autre côté, il a félicité les organisations communautaires qui, grâce à leur implication et sensibilisation, on enregistre une certaine amélioration, par exemple pour les cas de suicide.
« Concernant la question du suicide, pour l’année 2025, nous avions enregistré 482 cas. Aujourd’hui, avec une forte sensibilisation, et nous félicitons nos organisations communautaires qui accompagnent la communauté, les données à notre disposition font état de 174 cas. C’est 174 cas selon nos données. Il est vrai qu’au niveau des communautés, il y a aussi d’autres informations qui nous échappent, mais voici les données dont nous disposons dans notre DHIS, a-t-il indiqué.
Les participants à cette activité ont apprécié positivement la matière du jour. Madame Feza Balanga, psychologue au cabinet thérapeutique RAVI a à cette occasion appelé les universités à sensibiliser les nouveaux diplômés à suivre le département de la psychologie pour renforcer la liste des experts en santé mentale.
« Ce qui m’a beaucoup plus intéressée, c’est de voir comment la santé mentale impacte notre ville de Béni, notre pays, la RDC, et notre province du Nord-Kivu. À la communauté, je lance le message d’abord à nos familles de laisser les nouveaux étudiants intégrer la filière santé mentale. Parce qu’avec ce que nous traversons dans notre pays et dans notre province, il est vraiment nécessaire d’avoir beaucoup de psychologues dans notre communauté, et avoir un grand nombre de psychologues, c’est avoir aussi un grand nombre de gens qui seront guéris », a-t-elle laissé entendre.
Notons que la journée mondiale de la santé mentale a été célébrée cette année sous le thème : « Quand les voix sont attendues, le changement devient réel, agir pour la santé mentale en RDC ».
Esther Vwiravahali