Butembo : Mapsound lance « Mapson Label Bio » pour éclairer les artistes locaux
Donner de la visibilité aux artistes de Butembo et de la région, même à ceux qui ne sont pas encore signés. C’est l’ambition que poursuit Mapsound, à travers une nouvelle rubrique dénommée « Mapson Label Bio ». L’initiative a été présentée par son responsable, Volonté Viteghe Mapson, dans un entretien accordé à Agenda Culturel de Patrick Kalungwana. Selon lui, le rôle d’un label ne se limite pas à produire ses seuls artistes signés. Il consiste aussi à aller vers d’autres talents, à leur donner de la lumière et à permettre au public de mieux les découvrir.
Concrètement, Mapson Label réalise de courtes vidéo-interviews où les artistes reviennent sur leurs débuts, leur parcours, leurs rêves et leur évolution. « On a déjà fait avec des artistes qu’on n’a pas signés et parmi eux, il y a Josiana Kahehero, Paul Léveil et récemment Malaïka Graciaka », explique Volonté Viteghe Mapson.
La slameuse Josiana, le rappeur et slameur Paul Léveil ainsi que l’artiste Malaïka Graciaka ont déjà bénéficié de cette rubrique. Le label compte l’étendre à beaucoup d’autres artistes qui le sollicitent où qui l’inspirent.
Pour le responsable du label, l’objectif est double : valoriser l’art local et contribuer à renouveler l’industrie musicale dans une région souvent considérée comme enclavée. « Si ces interviews peuvent permettre à certains artistes de sortir, d’être visibles, on aura déjà fait notre part », estime-t-il.
Mapsound franchit, par ailleurs, une nouvelle étape dans sa structuration. Le label annonce avoir signé son premier artiste, Shilder Masivi, dont la première chanson sous le label, intitulée « Papa est là », est déjà disponible.
Volonté Viteghe Mapson lance un appel aux producteurs et aux grandes maisons de disques, en Afrique et à l’étranger, à s’intéresser aux talents de l’Est de la RDC. « C’est pour l’amour de l’art, pour l’amour des artistes, pour l’amour du progrès. On essaie de donner le meilleur de nous pour que Butembo retrouve sa belle forme et sa confiance en soi par rapport aux arts », conclut-il.
Patrick Kalungwana