Butembo-Beni : l’identité de la vie consacrée à l’heure de l’IA au centre de la session de l’interjuniorat à Mukuna
Les jeunes profès et professes du diocèse de Butembo-Beni réunis au sein de l’interjuniorat étaient en session le samedi 24 et ce dimanche 25 octobre 2026. Venus de toutes les familles religieuses implantées au diocèse, ils étaient rassemblés dans la salle Saint Elie de la paroisse Notre Dame du Mont Carmel de Mukuna.
Le thème principal était : « Identité de la vie consacrée en Afrique à l’heure du numérique et de l’Intelligence Artificielle ». Exposant en premier, le samedi, le père Héritier Nsenge M’Pia, professeur et chercheur en IA, a démontré le niveau de l’évolution technologique actuelle. Cette évolution, a-t-il expliqué, ne constitue pas encore un péché mais une réalité scientifique à laquelle il faut s’adapter avec responsabilité et après une formation.
« La première chose, c’est d’abord de savoir que l’usage de l’intelligence artificielle nous appelle à la responsabilité. Deuxième élément, c’est savoir que la technologie ne peut pas être quelque chose qui puisse gouverner notre vie. Donc deuxième élément, c’est la vie de prière, la vie de foi qu’il faut arriver à mettre en équilibre avec la vie de la technologie. Troisième élément que je peux proposer, c’est la formation. Aujourd’hui nous sommes victimes de l’ignorance. Il y a des gens qui, eux-mêmes, ont laissé des prêches et on arrive à les pirater », a indiqué cet expert.
Pour sa part, la révérende sœur dévote Katya Kataliko a décortiqué le sous-thème « Demeurer consacré africain à l’heure de l’IA. Identité, discernement et liberté intérieure ». Ici, elle a invité ses frères et sœurs consacrés à utiliser les nouvelles technologies mais sans oublier leur identité. Avant tout se demander si l’action qu’on veut poser honore son identité comme chrétien et consacré, a-t-elle insisté.
« Nous les consacrés, n’ayant pas peur de ce qui arrive. Seulement ayons la sagesse pour assumer. Ne pas oublier son identité parce que ce que je fais montre ce que je suis. Nous sommes toujours en construction. Si j’oublie mon identité, je risque justement de me perdre dans ce monde qui est envahi par beaucoup de nouveautés. Qui suis-je dans ce monde en mutation ? À chaque fois que je réponds à cette question, je me retrouve alors dans mon identité. Il ne faut jamais oublier son identité parce que j’appartiens au Christ. Par la profession des vœux, je change totalement d’identité, je deviens une personne consacrée. Et donc le Christ doit être au centre de toute ma vie », a-t-elle restitué.
Dans tous les cas, ces religieux sous vœux temporaires ont été invités à s’appuyer également sur l’identité culturelle africaine ainsi que sur la constitution de leurs différentes familles religieuses. Les questions posées par les participants ont prouvé l’intérêt qu’ils ont accordé à la thématique au centre de la session. Ils ont remercié les conférenciers ainsi que les organisateurs.

La messe d’action de grâce a clôturé ce weekend formatif.
Stanley Muhindo