Rentrée académique à l’UAC : une psychologue alerte sur les conséquences des relations sexuelles entre étudiants et enseignants
Les relations sexuelles entre étudiants et enseignants peuvent avoir des conséquences négatives sur la santé mentale et le parcours académique des apprenants qui s’y adonnent. Ce message a été lancé ce lundi 26 octobre 2026 par la psychologue Kahambu Vity Anuarite. C’était lors des cérémonies d’ouverture de l’année académique 2026-2027 à l’Université de l’Assomption au Congo (UAC) en ville de Butembo.
Cette enseignante et chercheure en psychologie a, au cours de la leçon inaugurale portant sur le thème intitulé « L’affectivité et la sexualité en milieu universitaire : rétombées psychologiques », indiqué qu’en milieu universitaire plusieurs relations se développent. Il s’agit des relations entre étudiants et enseignants et vice-versa. Elle dénonce cependant certaines dérives dans ces relations, les quelles dérives peuvent conduire à des dépressions mentales.
« La sexualité pratiquée par nos étudiants, entre eux comme avec leurs enseignants, est une pratique sans fondement. Elle a des retombées majoritairement négatives sur leur santé mentale et sur leur parcours académique. Nous avons constaté des dépressions sévères à cause des ruptures amoureuses », a -t-elle indiqué.
Face à cette situation, la psychologue rappelle que l’université doit rester un lieu d’apprentissage et que les relations entre enseignants et étudiants doivent être strictement pédagogiques. Elle déplore la banalisation de la formation scientifique, aussi bien chez les apprenants que chez les encadreurs.
« Nous savons que l’université est un lieu d’apprentissage. Et que tout ce qui peut être relation entre encadreurs et apprenants doit rester une relation strictement pédagogique. Tout ça est banalisé, tant par les étudiants que par les encadreurs. La sexualité dans certaines de nos universités à Butembo devient monnaie de change pour les points », interpelle la psychologue.
Pour prévenir les dérives, Kahambu Vity Anuarite recommande la création d’un cabinet permanent d’écoute psychologique en milieu académique, l’introduction d’un cours d’éducation à la vie affective et sexuelle dès la première année de licence, ainsi que la formation des encadreurs au respect de l’éthique professionnelle.
Elvine Malimbo