Butembo: des habitants appelés à prendre soin des chiens pour se mettre à l’abri notamment de la rage
Le chien peut jouer un rôle négatif sur le plan sanitaire, s’il n’est pas bien domestiqué dans la communauté. C’est l’avertissement de l’assistant Réginald Saliboko, enseignant en faculté de medicine vétérinaire à l’Université catholique de Graben (UCG).
Il a fait cette prévention au cours d’une conférence que cette faculté a animée, samedi 13 mai 2023 à l’occasion de la journée internationale du chien. C’était dans l’amphithéâtre Abbé Malumalu.
Selon l’assistant Réginald Saliboko, en tant que réservoir de plusieurs maladies zoonotiques, le chien nuit à la santé humaine, et à sa relation avec l’homme, si celui-ci ne prend pas bien soin de cet animal.
« L’homme peut être touché par plusieurs agents pathogènes qui sont portés par le chien. Ex: la rage, la brucellose, la gale, l’épilepsie”, a-t-il démontré.
Pour le chercheur en médecine vétérinaire, pour renouer avec le rôle positif du chien, il faut bien prendre soin de lui. L’assistant Réginald Saliboko conscientise qu’il ne faut pas se permettre de posséder un chien et ne pas le nourrir de viande, l’animal étant carnivore.
Le chien qui puisse vivre sans inquiéter la vie humaine est aussi celui qui bénéficie des soins vétérinaires. A ce niveau, l’enseignant en médicine vétérinaire recommande la vaccination de l’animal contre la rage et son élevage ou sa domestication dans des conditions commodes.
En respectant ces conditions, l’homme peut alors positiver sa relation avec le chien, selon l’assistant. Il rappelle que le rôle positif du chien consiste en la chasse, le chien comme source de revenu, au gardiennage, le chien en tant que sonneur d’alerte et en la compagnie, le chien en tant que nature comme l’homme.
Patrick Kalungwana