Beni : l’intersyndicale des prestataires des soins annonce des actions pour décrier l’insécurité
L’intersyndicale des prestataires des soins de santé de Beni annonce une série d’actions pour protester contre la dégradation de la situation sécuritaire dans cette région.
Dans un communiqué final qui a sanctionné leur assemblée générale extraordinaire tenue, le jeudi 16 mai, à Oïcha, les prestataires de santé décrètent notamment deux journées “hôpitaux sans médecins” lundi et mardi prochains ainsi qu’une grève administrative jusqu’à nouvel ordre pour exiger le retour de la paix.
Dans cette assemblée élargie à la société civile de Beni-territoire, les participants ont analysé la situation sécuritaire dans les structures médicales en région de Beni.
Le constat révèle que depuis 2010, quatorze structures de santé ont été incendiées, 43 autres ont été victimes de pillages, 14 ont fermé leurs portes, 12 prestataires dont des médecins et infirmiers sont décédés et 4 autres enlevés. C’est ce bilan macabre qui motive les prestataires de soins à décréter deux journées de deuil lundi et mardi en mémoire des victimes, une grève administrative à partir du même lundi jusqu’au rétablissement de la paix à Béni.
Toutefois, le docteur Godefroid Kombi Mbeho, secrétaire du SYNAMED à Beni, affirme que service minimum sera également observé dans toutes les structures dans les zones insécures.
En plus de ces recommandations, les prestataires de santé de Beni plaident également pour la paie de leur prime de risque, de la prime de brousse, la mécanisation des prestataires et la régularisation de la situation administrative des NU des zones en conflits armés.
La Rédaction