Butembo : la Commission internationale des droits de l’homme assiste plusieurs orphelinats et déplacés de guerre en vivres et non-vivres
Plusieurs orphelinats ainsi que les déplacés encadrés par l’Intégration sociale pour les nécessiteux (ISPRON) de Butembo ont bénéficié d’une aide en vivres et non-vivres de la part de l’organisation Internationale Human Rights Commission ou mieux en français Commission internationale des droits de l’homme (CIDH). L’activité s’est déroulée, le mardi 31 décembre 2024.
Dans les six orphelinats visités et assistés, la délégation a eu droit à un accueil chaleureux des enfants. Les responsables des orphelinats Naina de Kyambogho en territoire de Lubero, Yedidia de Mahamba, Shamah de Lusando, Futur d’espoir et Centre d’hébergement des pygmées à Rughenda ainsi que Tout est Grâce du quartier évêché à Butembo n’ont pas eu de mots justes pour exprimer leur satisfecit. Là-même, ils sont exposés à leurs hôtes, plusieurs difficultés auxquelles ils se heurtent dans cette mission caritative.

“(I) Je dis merci pour tout ce sacrifice. Que Dieu continue de vous bénir. (II) La plupart des enfants que nous encadrons ici sont des orphelins des massacres. En 80%, ils proviennent d’Oïcha. (III) Ici, nous avons des enfants pygmées et des bantous victimes de la guerre des ADF dans le territoire de Beni. Les enfants pygmées sont au nombre de 46 et 15 bantous”, ont déclaré 3 bénéficiaires.
Les déplacés de guerre encadrés par l’ISPRON/Butembo ont aussi bénéficié de cette assistance. Marie-Jeanne, la secrétaire exécutive de l’association, a parlé du nombre de ces démunis, qui ne cesse d’augmenter alors qu’il n’y a pas d’aide.
“Nous vous disons grandement merci parce que vous avez pensé aux déplacés de guerre en cette clôture de l’année. Si vous voyez ces déplacés de guerre, ils ne constituent que la représentativité. Parce qu’aujourd’hui, nous avons enregistré plus de 5.800 ménages, et chaque ménage a 8 personnes. Ils viennent de tous les coins”, a-t-elle affirmé.
La délégation de la Commission internationale des droits de l’homme (CIDH) avait plusieurs biens. Des habits pour enfants et adultes, de l’huile végétale, du sucre, cossettes de manioc, haricots, biscuits et jus, farine de maïs et autres. Amisa Mukongoli Papy, membre de la délégation, motive l’action dans un cadre purement humanitaire.
“Nous avons de la compassion envers ceux-là qui sont en train d’encadrer les orphelins. Vraiment, c’est ce qui nous a beaucoup ému, parce que nous ne savions pas qu’il y avait autant d’orphelins dans notre ville de Butembo. Nous allons aussi faire beaucoup de démarches pour que l’État nous octroie assez de moyens afin de pouvoir subvenir à leurs besoins”, a-t-il rassuré.
La Commission internationale des droits de l’homme prévoit d’autres actions en territoires de Lubero, Beni et en ville de Beni. Elle agit sur financement de plusieurs partenaires nationaux et internationaux dans plusieurs domaines.
Stanley Muhindo