Nord-Kivu : des tueries et pillages ravagent Goma et Nyiragongo

L’insécurité, marquée par des tueries et des pillages, continue de ravager la ville de Goma et une partie du territoire de Nyiragongo. Plusieurs morts ont été signalés dans divers coins depuis le week-end dernier dans des circonstances difficiles à expliquer. 

Selon les sources de RADIOMOTO.NET, près de 20 personnes sont décédées depuis le samedi 22 février. Certaines victimes seraient tuées par des présumés éléments du M23, d’autres par des bandits armés, tandis que d’autres encore, soupçonnés de vol, ont été brûlées par des habitants en colère ayant renforcé eux-mêmes les patrouilles nocturnes pour lutter contre le phénomène « 40 voleurs » qui sévit depuis des années à Goma et ses environs.

Le samedi après-midi, au moins trois corps sans vie ont été découverts à Katoyi-Afya Bora, non loin de l’endroit appelé « chez les scouts ». D’autres au camp Katindo, et trois corps ont été retrouvés dans le quartier Deux Lampes, dont un le dimanche. 

Par ailleurs, selon nos sources, quatre autres présumés voleurs ont été brûlés dans la nuit de dimanche à lundi 24 février après avoir été attrapés en flagrant délit de cambriolage en territoire de Nyiragongo, dans des quartiers proches de la ville. Un à Kinogo, un au niveau de Don Bosco et deux près du complexe scolaire Ave Maria dans le quartier appelé Espagne. 

Cette nuit-là, des scènes de sifflets, bidons et clochettes ont été signalées dans ces quartiers pour chasser les bandits qui commençaient à opérer en utilisant des armes légères.Ne sachant pas vers qui se tourner pour dénoncer et mettre fin à cette criminalité, les populations de Goma et de ses environs continuent de payer un lourd tribut. 

Les organisations de défense des droits humains (sociétés civiles, groupes de pression, structures de jeunes) ont été réduites au silence par les nouveaux dirigeants de ces zones. 

« Dormir et se réveiller sain et sauf, c’est aujourd’hui un miracle », déplorent les habitants, tout en appelant les autorités nationales à agir de toute urgence pour leur protection.

La Rédaction

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