Formation du gouvernement d’Union nationale : des consultations se poursuivent à Kinshasa
Les consultations en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale se poursuivent auprès des leaders de différentes formations politiques. Depuis lundi matin 24 mars, Cashmir Eberande Kolongele, conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, est en œuvre, commençant par ceux de la plateforme Union sacrée de la nation.
La première personnalité à rencontrer Eberande Kolongele était Judith Suminwa, Première ministre. Rien n’a filtré de leurs échanges. Toutefois, face à la presse, Eberande a expliqué qu’il s’agit d’une mobilisation nationale et que lorsque la patrie est en danger, le chef de l’État a le devoir de mobiliser toutes les forces pour barrer la route à « l’ennemi ».
Le même jour, le conseiller spécial du chef de l’État a reçu le président intérimaire de l’UDPS, Augustin Kabuya qui s’est senti obligé de prendre langue, déclarant que l’urgence est d’éviter l’humiliation. Pour sa part, Sama Lukonde, président du Sénat, a invité, à l’issue de son échange avec Eberande, les autres forces à s’impliquer dans cette démarche.
Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, a quant à lui expliqué que « face aux défis actuels du pays, il est tout à fait logique que de telles consultations se mènent pour identifier les acteurs capables. Billy Kambale, secrétaire général de l’UNC partage la même idée, mentionnant avoir fait des propositions et suggestions pour que le prochain gouvernement mettre fin à la guerre.
Cashmir Eberande a également consulté Christophe Mboso, vice-président de l’Assemblée nationale, et André Mbata, secrétaire permanent de l’Union sacrée. Entre autres personnes consultées jusqu’ici, on note également Jean-Pierre Bemba et Julien Paluku.
Les grandes figures de l’opposition politique congolaise ne veulent pas rejoindre Félix Tshisekedi dans cette aventure. C’est comme Fayulu, Katumbi, Kabila, Ponyo et Sessanga.
Stanley Muhindo