Retour de Joseph Kabila annoncé : pour la COFEDEC, « sa présence en RDC est l’une des solutions à la crise socio-sécuritaire du pays »
L’ancien président de RDC, Joseph Kabila, après un entretien avec l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki à Johannesburg, le 18 mars 2025. © Siphiwe Sibeko/REUTERS
La Convention des Fédéralistes pour la démocratie chrétienne (COFEDEC) salue pleinement l’annonce du retour au pays de l’ancien président de la République démocratique du Congo et sénateur à vie. Elle considère que la présence de Joseph Kabila en RDC est l’une des solutions à la crise socio-sécuritaire du pays.
Elle s’est prononcée dans un communiqué publié le 8 avril au terme de la réunion du directoire national de la COFEDEC tenue à Entebbe en Ouganda du 2 avril au 5 avril 2025. Le parti cher au patriarche Venant Tshipasa constate avec amertume que le régime de Félix Tshisekedi a été incapable dans sa mission régalienne de protéger le peuple congolais et de ramener la paix sur toute l’étendue du territoire national.
Rodriguez Mbululi Palia, membre du directoire de la COFEDEC et secrétaire national chargé des fédérations et entités de base, soutient que Joseph Kabila Kabange est un acteur politique majeur dans la résolution de la crise en RDC.
« Peu importe la longueur de la nuit, le jour finira par apparaître. Je voudrais ici vous dire qu’effectivement, le parti COFEDEC s’est réuni à Entebbe pendant plus ou moins 3-4 jours pour essayer de passer à revue la situation sécuritaire qui prévaut au pays. Là, les résolutions qui ont été prises, le parti a salué le retour de l’ancien président Joseph Kabila à pensant que sa présence au pays peut contribuer efficacement à rétablir la paix de part son expertise, de part son expérience d’un chef d’État, de part son carnet d’adresse et de part sa maîtrise de la situation sécuritaire du pays. Cette présence peut nous aider à porter efficacement des solutions au problème sécuritaire que traverse le pays », pense-t-il.
Certain que les pourparlers entre le gouvernement congolais et les M23 pourront apporter une solution à la guerre de l’Est du pays, Rodriguez Mbululi pense qu’il est temps que tous les Congolais sans exception se mettent autour d’une table pour réorganiser le pays.
Il pense que les allégations du gouvernement accusant Joseph Kabila comme la pièce motrice de l’AFC-M23 sont une fuite en avant d’un gouvernement qui ne veut pas avouer son échec dans la gestion de la République.
« Le gouvernement de Kinshasa a déjà brillé par des accusations graves et gratuites. C’est un gouvernement qui n’est responsable de rien, c’est toujours les autres qui sont fautifs. Si vous suivez le cheminement de ce gouvernement depuis son accession (en 2018-2019) au pouvoir, le gouvernement a toujours brillé par des accusations. Et d’ailleurs, si je me fonde sur les récentes de l’ancien chef de l’État Joseph Kabila, en Afrique du Sud lorsqu’il a été reçu par l’ancien président, il a clairement dit qu’il voudrait avoir des preuves de ceux allégués par le gouvernement, jusqu’à aujourd’hui, on a jamais eu ces preuves de la part du gouvernement de Kinshasa. J’estime donc qu’à ce niveau, Kinshasa est en train de raconter des choses invraisemblables, parce qu’il n’y a pas de preuves qu’il a portées contre l’ancien chef d’État », indique-t-il.
Notons que, depuis 2018, la COFEDEC avait décidé de ne pas accompagner le régime Tshisekedi, estimant que Félix Tshisekedi et ses compagnons gouvernaient le pays sans la maîtrise des enjeux sociopolitiques du pays.
Kakule Kilumbiro JP