Butembo-Beni : la paroisse de Kanyabayonga n’accueillera pas les festivités pascales (Curé)
L’église paroissiale Saint Jean-Baptiste de Kanyabayonga ne va pas accueillir les festivités pascales pour cette année 2025. Il lui faut une ré-consacration par l’évêque du diocèse de Butembo-Beni. La nouvelle a été livrée à RADIOMOTO.NET par le curé de cette paroisse, le mardi 15 avril 2025.
L’abbé Jérôme Saitabo séjournait à Butembo pour la messe chrismale dite ce même mardi en la Cathédrale. Le curé de Kanyabayonga a indiqué que lors de l’entrée du M23 dans la cité, l’église a été vandalisée et nécessite la présence de Monseigneur l’évêque avant toute autre activité liturgique à l’intérieur. Il en est de même pour le presbytère et le couvent de sœurs, a-t-il fait déplorer.
“Non, l’église paroissiale n’est pas encore fonctionnelle jusque-là parce qu’elle a été vandalisée. Il faut la présence de Monseigneur l’évêque pour reconsacrer l’église. Même le couvent de prêtres et de sœurs, l’hôpital en même temps, ce n’est pas encore fonctionnel étant donné que c’est un problème. Aussi longtemps qu’il n’arrivera pas, la situation restera la même. Oui, en tout cas, au niveau pastoral, tout a déjà recommencé parce que nous avons aussi des catéchumènes qui devront recevoir les sacrements. Voilà pourquoi nous sommes venus chercher les huiles saintes pour qu’on puisse au moins leur accorder les sacrements à ce triduum pascal”, a-t-il déclaré.
Dès lors, les prêtres sont au secteur Bulatembo. C’est de là qu’ils coordonnent les activités pastorales qui fonctionnent déjà bien dans les secteurs Kanyabayonga centre et Miriki. Ceux de Miriki et Katsinga ne fonctionnent plus. Dans ces zones, il y a des affrontements au quotidien qui ne permettent pas à la population de vivre sa quiétude.
Toutefois, durant ce temps fort, les prêtres ont réussi à briser la peur et s’y sont rendus afin de rencontrer les quelques chrétiens qui y sont encore. Quant aux sacrements organisés durant ces festivités pascales, les deux secteurs pourront attendre jusqu’à ce que la situation se stabilise pour que les enfants reçoivent ces sacrements, la première communion et le baptême, rassure l’abbé curé.
Stanley Muhindo