Beni : une dizaine de personnes emportées par les eaux de pluies dans la rivière Tuha 

Une dizaine des personnes, en majorité des enfants, qui faisaient la vaisselle, la lessive ou se baignaient dans la rivière Tuha, en ville de Beni (Nord-Kivu) ne répondent plus aux appels depuis le passage d’une pluie torrentielle qui avait frappé les collines surplombant la partie sud de la ville, dans l’après-midi de mardi 05 août dernier. 

Selon les témoins, les victimes qui sont, pour la plupart, des habitants des quartiers Kanzuli et Mambango, avaient été surprises par l’accrue de la rivière, alors que cette autre partie de la ville était sous un soleil ardent. Le service de la protection civile à Beni, estime provisoirement à 15, le nombre des disparus, et deux ménages frappés par la foudre qui a fait un mort, un blessé et des dégâts matériels, notamment aux quartiers Butanuka et Rwangoma, qui étaient, eux, sous l’orage. 

Jean-Paul Kapitula, coordonnateur de ce service, déplore non seulement le manque de moyens suffisants pour faire face aux catastrophes, mais aussi l’absence d’un mécanisme de protection solide et efficace pour éviter des morts qu’il qualifie d’inutiles. 

« Vraiment, ceux qui sont partis nous ont été arrachés, et c’est aussi parce que nous n’avons rien fait. Chacun de nous doit se demander : quelle est ma part de responsabilité face à ce qui nous arrive ? C’est là des signaux rouges qui nous montrent que nous avons tué notre environnement. Ce qui ne nous arrivait pas commence à se produire. Et jusqu’à maintenant, il nous faut des moyens pour suivre le trajet des rivières, de Beni jusqu’on ne sait où, afin d’essayer de repêcher certains corps, de les identifier et de leur offrir une sépulture digne. Mais tout cela nécessite des moyens. Il faut aussi qu’on identifie combien de familles, dans les zones de Kanzuli, Ndindi et Mambango, ne retrouvent plus leurs enfants, pour qu’on sache qui chercher, comment, et où on pourrait les retrouver. Mon service, à ce stade, n’a pas vraiment de rôle, mais nous avons des cerveaux pour penser des stratégies. Et des volontaires sont là », a-t-il regretté. 

Il convient tout de même noter qu’au moins 4 personnes avaient perdu la vie après qu’une pluie diluvienne ait provoqué une crue de ladite rivière. Cette rivière, qui traverse les communes de Beu, Bungulu et Mulekera, a débordé, surprenant plusieurs habitants.

La Rédaction

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