Beni : la société civile déplore le mauvais comportement des FARDC et Wazalendo basés à Kyondo
Les soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et leurs alliés Wazalendo, positionnés dans les villages qui environnent la commune rurale de Kyondo, en territoire de Beni, ne se comportent pas bien. Ils prennent abusivement de l’alcool, tuent des civiles ou extorquent leurs biens. La dénonciation est faite par le président des forces vives de Kyondo.
Muhindo Mbugha Justin craint que le comportement de ces hommes armés brisent la confiance que la population leur avait déjà accordée. Il appelle à l’interpellation de ces soldats devenus indisciplinés.
« Nous avons constaté des comportements inacceptables de certains militaires, notamment dans les quartiers autour de la commune de Kyondo. Il s’agit principalement d’une consommation excessive d’alcool, de tirs injustifiés, et de comportements menaçants envers la population”, a-t-il dénoncé.
Il a aussi déploré plusieurs incidents graves : trois cas de meurtre et un viol enregistrés en moins de deux mois. Le président de la société civile de Kyondo cite notamment un militaire ivre ayant abattu une mère de famille à Beka, à Vurusi. À Mouboa, une femme et son enfant ont été blessés par balle alors qu’elle étendait du linge. À Kivati, un militaire aurait violé une jeune fille, aujourd’hui hospitalisée. À Ngangatiro, une autre fille a été tuée par un Muzalendo ivre.
Face à cette situation, la population exprime un ras-le-bol généralisé. Elle ne veut plus héberger de militaires dans les maisons civiles.
“Elle demande que ces soldats soient renvoyés dans leurs casernes, où ils pourront être mieux contrôlés par leur hiérarchie. Aujourd’hui, le lien civilo-militaire est pratiquement rompu à 80 % dans la région, en particulier dans les localités comme Vayana, Kasisi, Vurusi, Kasisi, Ngangasiro, Ngitse”, a-t-il fait savoir.
Muhindo Justin lance un appel pressant aux responsables des FARDC pour qu’ils assurent la discipline de leurs troupes. Il reste confiant que des mesures seront prises rapidement pour corriger cette dérive.
Joseph Bakwanamaha