RDC  : le président du Sénat salue la mémoire des victimes de l’Est lors de la rentrée parlementaire

C’est ce lundi 16 mars 2026 qu’est intervenue la rentrée parlementaire en RDC  pour la session ordinaire de mars.  Au Sénat comme à l’Assemblée nationale, le discours d’ouverture a été le seul point à l’ordre du jour. Tous les deux présidents sont d’accord avec la tenue du dialogue, mais au format défini par le président de la République et au pays. C’est le Sénat qui a ouvert à premier dans sa chambre de plénière. 

Devant les invités, dont la cheffe du gouvernement, Judith Suminwa, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Bodji, les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques et d’autres, Jean-Michel Sama Lukonde, a rendu hommage aux victimes de la guerre dans l’Est du pays, accentuée par le M23 et les ADF. 

Dans le cadre de la consolidation de la paix, il a affirmé la disponibilité du Sénat à accompagner le président de la République dans la tenue d’un dialogue, mais dans le strict respect du cadre institutionnel.

Le Sénat accorde une attention particulière à l’appel au dialogue entre les Congolais, dans le format annoncé à Son Excellence M. le Président de la République. Nous réaffirmons notre disponibilité à contribuer à cette initiative, dans le strict respect du cadre institutionnel et dans l’intérêt supérieur de la Nation. De déstabilisation dont notre pays est victime, le dialogue doit demeurer un instrument de consolidation de la paix, de renforcement de l’autorité de l’État et de préservation de la solidité des institutions”, a-t-il déclaré. 

Sama Lukonde a invité les sénateurs à la sagesse et à l’esprit de dépassement pour l’intérêt national. 

Pour sa part, Aimé Bodji, président de l’Assemblée nationale, est revenu également sur le dialogue demandé par tant de Congolais. Pour lui, un dialogue sincère (tenu en RDC) et que l’Assemblée nationale promet d’accompagner, doit avoir pour objectif de renforcer la cohésion nationale, consolider les institutions et préserver l’unité nationale.

Il ne saurait en aucun cas servir à fragiliser l’ordre constitutionnel établi et encore moins remettre en cause les acquis démocratiques de notre pays. Dans cette perspective, l’Assemblée nationale accompagnera volontiers toute initiative de dialogue sur le sol congolais, engagée sous l’autorité du Président de la République, chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, arbitre des institutions et garant de leur bon fonctionnement”, a-t-il rassuré.

Parmi les matières programmées dans les deux chambres, on cite l’examen et l’adoption des accords, stratégiques entre la RDC et les USA, puis de paix entre la RDC et le Rwanda sous la médiation des USA, déjà paraphés par le chef de l’État depuis le 4 décembre 2025. 

Cette session s’ouvre également sur une note de tension au Sénat car son 2ᵉ vice-président, Bahati Lukwebo, est visé par une pétition pour avoir clairement exprimé son désaccord sur le changement de la constitution, estimant que les textes n’ont pas de problème, mais plutôt les hommes appelés à les appliquer. Malgré les excuses présentées, les pétitionnaires ont déposé leur document au bureau l’accusant de manque de respect au président de la République.   

Stanley Muhindo

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