RDC : des journalistes déplacés du Nord et Sud-Kivu dans des conditions difficiles en Ituri

Le monde célèbre la journée de la liberté de la presse, ce dimanche 3 mai 2026. C’est une journée qui offre, cette année, une occasion cruciale de réaffirmer la liberté d’expression des journalistes dans l’exercice de leur métier, en toute circonstance. Mais en province de l’Ituri, les journalistes semblent ne pas avoir cette latitude d’informer, de former et d’éduquer au travers de leurs médias, faute de sécurité, ces jours. D’ailleurs, certains d’eux vivent sur place comme déplacés de guerre après avoir fui les affres de la guerre au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Ils lancent un SOS en vue de l’amélioration des conditions de leur travail.

Certains journalistes ayant fui la guerre au Nord et au Sud-Kivu éprouvent d’énormes difficultés  pour exercer leur métier de journalisme suite aux conditions de vie difficiles dans leur province d’accueil, qui est l’Ituri. S’exprimant à l’occasion de la journée internationale de la liberté de presse célébrée ce dimanche 3 mai 2026,  Pascal Marhegane ayant fui depuis le Sud-Kivu, étaye les conditions de vie des journalistes déplacés en Ituri.   

«  Nous, les journalistes déplacés fuyant les conflits armés au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, plusieurs d’entre nous ont trouvé refuge ici à Bunia en Ituri. Cependant, loin d’être une solution durable, cette situation nous expose aujourd’hui à des graves difficultés de survie.  Nous faisons face à un manque criant de moyens. Difficulté de payer les loyers, accès limité à la nourriture, une  précarité extrême. Beaucoup d’entre nous ont perdu leurs emplois et se retrouvent sans aucune source de revenus ici. La vie d’aujourd’hui est devenue un combat permanent pour subvenir aux besoins essentiels. À cela s’ajoute la douleur d’avoir laissé derrière nous nos familles, de rester dans les zones en conflit sans possibilité immédiate de les aider »,  a laissé entendre Pascal. 

Il recommande aux autorités provinciales, nationales et internationales, ainsi qu’aux partenaires humanitaires de venir en aide à ces chevaliers de la plume.

« À l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, nous lançons un appel aux autorités provinciales,  nationales ainsi qu’à la communauté internationale sur la situation alarmante que nous traversons, nous les journalistes déplacés.  Nous demandons aux  autorités et aux partenaires humanitaires de prendre en compte notre situation  et d’agir pour soutenir les journalistes déplacés qui continuent malgré tout à porter la voix  de l’information dans les conditions extrêmement difficiles », a-t-il plaidé.

Il sied de signaler que certains des journalistes déplacés ont été accueillis dans les chaînes de radio, mais sans la garantie d’être payés  Ce qui complique leur survie quotidienne.                                                                                                    

Moses Mumbere

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