Nord-Kivu II : les épreuves hors session de l’Exetat lancées à l’institut Kambali pour 28 390 candidats
Le lancement des épreuves hors session de l’examen d’État, édition 2026, a eu lieu ce lundi 4 mai 2026. En province éducationnelle Nord-Kivu II, les cérémonies officielles ont eu lieu à l’institut Kambali. C’est la coordonnatrice principale en charge de l’éducation au Nord-Kivu qui les a lancés.
Déjà à 8 heures, les finalistes candidats à cette session étaient dans la cour. Les autorités scolaires arrivaient spontanément en attendant l’arrivée de la déléguée du gouverneur de province. Avant l’ouverture de la malle, les discours se sont prononcés.
Le maire de Butembo, le commissaire supérieur principal, Mowa Baekiteli Roger, après les hommages aux autorités du pays et avant d’inviter l’autorité provinciale à lancer les épreuves, a remercié tous les partenaires de l’éducation qui ont tenu pour que cette année arrive à sa fin. Et les élèves pour la résilience dont ils font preuve.
“Je vous demande de garder votre sang-froid durant les épreuves que vous allez affronter incessamment. Manifestez une bonne moralité, mettez hors de vos pensées l’esprit de fraude, de tricherie, de corruption, de conquision et j’en passe”, a exhorté l’autorité urbaine.
Prenant la parole, le directeur provincial de l’éducation a indiqué que le nombre des candidats attendus s’élevait à 28 390, dont 14 690 filles, dans toute la province éducationnelle Nord-Kivu II. Ils sont repartis dans 104 centres et 12 sous-divisions. Norbert Bisimwa Balekembaka a invité tous les intervenants dans les centres et pour la supervision sectorielle des épreuves à la patience en attendant la réponse du gouvernement à leurs revendications.
“La passation de ces épreuves étant normative, j’exhorte les intervenants dans les centres comme pour la supervision sectorielle à faire preuve de professionnalisme et surtout de patriotisme, en s’abstenant de toute forme d’antivaleurs et surtout à attendre l’imminente réponse du gouvernement central quant à la prise en charge des intervenants”, a-t-il insisté.
Pour sa part, l’inspecteur principal provincial, Jean Pierre Masumbuko, revenant sur les orientations techniques, a insisté sur la confiance en soi.
Pendant ce temps, la coordonnatrice principale en charge de l’éducation au Nord-Kivu, Prisca Luanda Kamala a indiqué que l’Examen d’État constitue un enjeu de souveraineté de l’Etat congolais et un instrument de cohésion car même dans les zones sous contrôle des rebelles, les mêmes épreuves s’y déroulent. À elle d’annoncer que pour lutter contre la fraude et l’introduction des technologies et ainsi garantir la crédibilité de l’État, un centre de scannage des copies d’examens est déjà implanté à Butembo et fonctionne dès cette édition.

“Les diplômes d’État délivrés par les ministères de l’Éducation nationale et de la Nouvelle-Citoyenneté sont un premier document officiel indispensable pour l’accès aux études supérieures et universitaires. La lutte contre la fraude et l’introduction des technologies est menée et vise à protéger cette certification contre la falsification et à garantir ainsi la crédibilité de l’État. C’est pourquoi, dans la logique de la recherche de la perfection, un centre de scannage de copies d’examens est placé à Butembo et sera opérationnel dès cette édition”, a-t-elle prévenu.
Elle a invité les élèves à ne pas paniquer. Au niveau provincial, ils sont au moins 66 603 finalistes attendus à cette édition. Cette hors session de l’Exetat s’ouvre alors que les inspecteurs menaçaient de la boycotter car ils n’avaient pas été payés l’année passée.
Stanley Muhindo