Beni : 24 autres civils massacrés par des ADF dans au moins 6 villages
La population de la cellule Kitaghoma dans le quartier Rwangoma dans la ville de Beni se ressemble au lieu où des civils ont été tués par les présumés ADF le 13/07/2022. Ph Marc Maro Fimbo/Radio Okapi
Le bilan des attaques attribuées aux rebelles des ADF dans les contrées de Katerain, Manzumbu, Musangwa, Mamutubu, Wasafi et Mangambo continue de s’alourdir. Après les deux personnes tuées mardi, 24 autres civils ont été massacrés dans la nuit de mardi à ce mercredi, selon la société civile locale.
D’après les informations livrées par le président de la société civile de Babila-Bakaiku, Kinos Katuo, toutes les victimes ont été surprises dans leurs champs respectifs. Ce bilan, qui n’est pas encore confirmé par les sources sécuritaires, porte à au moins 26 le nombre de civils tués en deux jours dans cette zone.
“Après avoir tué 2 personnes en Katerrain, Ces ADF ont encore tué 24 personnes dans la nuit du mardi au mercredi 6 mai, dans les agglomérations de Katerain, Manzumbu, Musangwa, Mamutubu, Wasafi et Mangambo. Cette tragédie a semé une grande terreur au sein de la population civile. La force conjointe FARDC-UPDF le poursuit. Nous appelons toute la population de Katerain, Manzumbu, Musangwa, Mamutubu, Wasafi et Mangambo à ne plus fréquenter leurs champs en cette période qui est très difficile. Aux autorités militaires de multiplier les efforts pour éradiquer cette hémorragie qui sème la mort au sein de la population civile”, a-t-il plaidé.
Face à cette situation, Kinos Katuo parle de « morts de trop », malgré les alertes déjà lancées aux services de défense et de sécurité. Il demande aux habitants cultivateurs des zones attaquées et de leurs environs de suspendre momentanément leurs activités champêtres dans ces contrées jugées dangereuses.
Aux FARDC et aux militaires ougandais engagés dans les opérations conjointes, cet acteur de la société civile appelle à intensifier les opérations de traque contre les rebelles afin de protéger les populations civiles.
Il faut signaler que la majorité des victimes de ces attaques sont des habitants d’Oicha. Une situation qui provoque une saturation de la morgue et de la salle des morts de l’Hôpital général de référence d’Oicha, où plusieurs corps provenant des zones attaquées ont été acheminés.
Samy Kitha