Rutshuru : plusieurs axes routiers de Binza délabrés
Les routes du groupement Binza, en Rutshuru, un calvaire pour les usagers. Depuis quelques semaines, les usagers conjuguent avec le délabrement avancé de ces voies et l’insécurité, affectant sensiblement leurs revenus.
En cette période pluvieuse, des nids de poule et des bourbiers sont entre autres le quotidien des motards fréquentant la route Kiwanja-Nyakakoma en passant par Ishasha, comme le décrit un motard transporteur de poissons rencontré dans un parking à Nyamilima. A ce délabrement des axes routiers, s’ajoute une situation sécuritaire peu rassurante, affirme un autre motard de Nyamilima.
En plus de consommer plus de carburant que d’ordinaire, les recettes journalières des motards s’amenuisent, se plaignent ces autres motards de ces axes routiers en appelant à leur réhabilitation pour leur faciliter le travail.
“(I) Actuellement, depuis Nyakakoma jusqu’à Ishasha, l’état de la route est très dégradé. Il en est de même d’Ishasha jusqu’à Nyamilima, ou encore de Nyamilima jusqu’à Kiwanja, la route est vraiment dans un très mauvais état. Même de Kiwanja à Goma, c’est tout un problème. Bref, le plus grand problème, c’est que la route n’existe plus. Il y a des pierres, des bourbiers et autres choses partout. Il n’y a pas de cantonniers. S’ils étaient là, la route aurait été entretenue. (II) La consommation de carburant s’accroît et la moto est endommagée, car plus la route est dans un très mauvais état, l’engin est aussi vite amorti. Et le conducteur subit beaucoup de chocs, ça dépend de l’état de la route. (III) Mes recettes à cette heure-ci, depuis le matin, je n’ai même pas réalisé trois mille francs congolais. Je suis ici au parking, je ne peux même plus me rendre à Kiwanja. Nous sommes des habitants, juste des conducteurs de moto. Mais nous ne nous retrouvons plus. Qu’il plaise aux autorités de nous aider car nous souffrons. Nous ne savons plus que faire. (IV) La route ne rassure plus. Le soir, on ne peut plus faire une course de Nyamwisi ou d’Ishasha, par exemple. On reste sur place, sans rien faire. Le matin, nous manquons de clients. Et s’ils sont là le soir, on ne sait pas comment quitter pour les emmener où ils veulent car on risque de rentrer très tard. Et pourtant la situation n’est pas bonne à Ngombe le soir. Il en est de même à Katoro, sur l’axe Katwiguru. À plusieurs autres endroits, la situation sécuritaire reste instable », ont-ils fait savoir.
Faustin Tawite